Frise chronologique
Néolithique
Érection du menhir
Érection du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période supposée de construction originale.
1475
Mention d’un second menhir
Mention d’un second menhir
1475 (≈ 1475)
Document historique évoquant un autre bloc.
1766
Relèvement ordonné par le duc d’Aiguillon
Relèvement ordonné par le duc d’Aiguillon
1766 (≈ 1766)
Restauration après une chute accidentelle.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l’État français.
Années 1940
Destruction pendant la Seconde Guerre mondiale
Destruction pendant la Seconde Guerre mondiale
Années 1940 (≈ 1940)
Abatage pour construire des blockhaus.
Années 1960
Remise en place du menhir
Remise en place du menhir
Années 1960 (≈ 1960)
Nouvel emplacement près de l’avenue actuelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir Signal (cad. C) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, duc d’Aiguillon - Gouverneur de Bretagne (XVIIIe siècle) |
Ordonne le relèvement du menhir. |
| Pitre de Lisle du Dreneuc - Historien local |
Décrit un mur protecteur autour. |
| Henri Quilgars - Archéologue (XXe siècle) |
Émet des doutes sur son authenticité. |
Origine et histoire
Le menhir de la Pierre Longue, aussi appelé menhir Signal, est un bloc de granulite de 2,40 m de hauteur érigé durant le Néolithique. À l’origine, il se trouvait sur une hauteur près de l’actuel emplacement des blockhaus du Croisic, servant d’amer pour la navigation côtière. Sa position dominante permettait de le repérer de loin, guidant les marins le long de la côte sauvage.
En 1766, Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, duc d’Aiguillon et gouverneur de Bretagne, ordonne son relèvement après une chute accidentelle, afin de préserver son rôle de signal maritime. Au XIXe siècle, le clergé dénonçait encore des rituels païens autour du menhir, comme des danses de jeunes filles cherchant à toucher son sommet pour favoriser leur fertilité. La pierre, gravée d’une croix et de deux cœurs, témoigne d’une tentative de christianisation.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le menhir est abattu pour faciliter la construction de bunkers allemands. Il n’est relevé et replacé à son emplacement actuel, près de l’avenue de la Pierre Longue, qu’au début des années 1960. Classé monument historique dès 1889, il est aujourd’hui propriété de la commune du Croisic. Des sources du XVe siècle évoquent un second menhir voisin, aujourd’hui disparu.
Des doutes ont été émis sur l’authenticité de ce menhir, notamment par Henri Quilgars dans son Inventaire des mégalithes du pays de Guérande. À l’époque de Pitre de Lisle du Dreneuc, la pierre était protégée par un mur circulaire en moellons. Les photographies anciennes ne montrent cependant aucune trace du second menhir mentionné en 1475.