Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée du monument.
5 novembre 1928
Classement monument historique
Classement monument historique
5 novembre 1928 (≈ 1928)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre qui tourne : classement par arrêté du 5 novembre 1928
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage historique cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur. |
Origine et histoire
Le menhir de la Pierre qui Tourne, aussi appelé menhir de la Drouetterie, est un monument mégalithique situé dans la commune de Vay, en Loire-Atlantique (Pays de la Loire). Ce monolithe de quartzite, quasi prismatique, mesure 2,96 mètres de haut pour 1,13 mètre de large et est légèrement incliné vers le nord. Son sommet porte un socle en ciment, vestige d’une ancienne croix, témoignant d’une christianisation ultérieure d’un édifice préchrétien. Plusieurs blocs environnants suggèrent l’existence d’un ensemble mégalithique plus vaste, aujourd’hui indéterminé.
Localisé à environ 1 km au sud-est du bourg de Vay, près de la route vers La Grigonnais, ce menhir se trouve dans un environnement rural, à 7 km à l’ouest de Nozay, sur l’axe Nantes-Rennes (route nationale 137). La commune de Vay est elle-même située à 40 km au nord de Nantes, dans un secteur marqué par une présence mégalithique notable, comme en attestent d’autres sites de Loire-Atlantique.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 novembre 1928, ce menhir illustre l’importance des vestiges néolithiques dans la région. Son nom local, « Pierre qui tourne », pourrait évoquer des légendes ou des pratiques anciennes liées à ce type de monument, bien que celles-ci ne soient pas documentées dans les sources disponibles. La protection officielle souligne sa valeur patrimoniale, tant archéologique qu’historique.
Les mentions bibliographiques, comme le Dictionnaire archéologique de la Loire-Inférieure (1882) de Pitre de Lisle du Dreneuc, confirment son ancienneté et son intégration dans le paysage mégalithique régional. Aujourd’hui, le site reste accessible, bien que les informations pratiques sur sa visite soient limitées. Son adresse approximative, 48 Le Champ des Vignes, permet de le localiser dans un cadre rural préservé.
La présence de ce menhir, comme celle d’autres sites similaires dans le département (alignement du Pilier au Gâvre, par exemple), témoigne de l’occupation humaine et des pratiques culturelles du Néolithique en Pays de la Loire. Ces monuments, souvent réinvestis symboliquement au fil des siècles, offrent un éclairage sur les croyances et l’organisation spatiale des sociétés préhistoriques de la région.