Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument.
18 septembre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique
18 septembre 1929 (≈ 1929)
Protection officielle par l'État français.
Années 1930
Disparition de la pierre à rigoles
Disparition de la pierre à rigoles
Années 1930 (≈ 1930)
Observée par L. Collin, possiblement enfouie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit du Chénot (cad. B 401) : classement par arrêté du 18 septembre 1929
Personnages clés
| Paul Bézier - Archéologue et inventeur |
A documenté le menhir en 1883. |
| L. Collin - Observateur archéologique |
Signale la disparition de la pierre à rigoles. |
| Jacques Briard - Archéologue spécialiste |
A étudié les mégalithes d'Ille-et-Vilaine. |
Origine et histoire
Le menhir de La Roche Carrée, également connu sous le nom de menhir du Chénot, est un vestige mégalithique emblématique situé à Médréac, dans le département d’Ille-et-Vilaine. Ce monument, daté du Néolithique, se distingue par sa forme pyramidale et sa base quadrangulaire, taillée dans de la quartzite. À l’origine, sa hauteur atteignait 5 mètres, mais des remblaiements ultérieurs ont réduit sa taille visible à 4,40 mètres aujourd’hui. Sa largeur et son épaisseur à la base mesurent respectivement 2,10 mètres et 2,05 mètres.
À proximité immédiate du menhir, une pierre à rigoles en quartzite, de forme rectangulaire (1,80 m x 1,20 m), était mentionnée au XIXe siècle par Paul Bézier dans son Inventaire mégalithique d’Ille-et-Vilaine. Selon les observations de L. Collin, ce bassin aurait disparu dans les années 1930, bien qu’il puisse avoir été enfoui lors de la surélévation du sol environnant. Ce menhir est par ailleurs situé à proximité d’autres sites mégalithiques notables, comme les alignements de Lampouy sur la même commune et le menhir de La Pierre Longue à Guitté.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 septembre 1929, le menhir de La Roche Carrée témoigne de l’importance des constructions mégalithiques dans la région. Les études archéologiques, notamment celles menées par Jacques Briard, Loïc Langouët et Yvan Onnée, soulignent son rôle dans le paysage préhistorique local. Ces recherches mettent en lumière les techniques de taille et d’érection de ces pierres, ainsi que leur possible fonction symbolique ou rituelle dans les sociétés néolithiques.
Le site est également documenté dans des travaux plus récents, comme ceux publiés dans Les Dossiers du Ce.R.A.A en 2003, qui analysent les alignements mégalithiques de Lampouy. Ces études contribuent à une meilleure compréhension des pratiques culturelles et religieuses des populations de l’époque. Le menhir, avec ses caractéristiques architecturales uniques, reste un exemple marquant du patrimoine mégalithique breton.
La localisation précise du menhir, indiquée comme étant au lieu-dit Le Chénot (5223 Le Chenot, 35360 Médréac), est répertoriée dans la base Mérimée sous le code Insee 35171. Bien que la précision de sa localisation soit jugée a priori satisfaisante (niveau 6/10), des ajustements pourraient être nécessaires pour une identification plus fine. Le site est accessible au public, bien que les informations pratiques sur les visites ne soient pas détaillées dans les sources disponibles.