Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance

  • Le Vaugarni
  • 22100 Saint-Samson-sur-Rance
Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance
Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance
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Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance
Menhir de la Tremblais de Saint-Samson-sur-Rance
Crédit photo : Raydou - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
2800 av. J.-C.
2700 av. J.-C.
0
1600
1700
1800
1900
2000
3000-2500 av. J.-C.
Érection du menhir
1636
Première mention écrite
XVIe siècle
Mention dans les sources
1972
Découverte des gravures
2 mars 1977
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit La Pierre Longue (cad. B 585) : classement par arrêté du 2 mars 1977

Personnages clés

Dubuisson-Aubenay Auteur de la première mention écrite du menhir en 1636.
Pierre-Roland Giot Archéologue ayant découvert les gravures sur le menhir en 1972.
Saint Samson Saint breton associé à des légendes locales concernant le menhir.

Origine et histoire du Menhir de la Tremblais

Le menhir dit « La Pierre Longue », également désigné comme menhir de la Tiemblais, est situé à Saint-Samson-sur-Rance, dans les Côtes-d'Armor. Il daterait du Néolithique, plus précisément entre 3000 et 2500 avant J.-C. Le monument est mentionné dès 1636 par Dubuisson-Aubenay sous le nom de Pierre Longue et figure sur les armoiries communales. Il est classé au titre des monuments historiques le 2 mars 1977.

Il s'agit d'un monolithe en granite local comportant un petit filon de quartz blanc. Le bloc a la forme d'une pyramide tronquée, incliné vers l'est à environ 45°, inclinaison attribuée à des fouilles clandestines. Il mesure 8,50 m de hauteur, 2,10 m de largeur et 1,60 m d'épaisseur, pour un poids estimé entre 50 et 60 tonnes. La pierre a été bouchardée, ce qui lui donne un aspect régulier et des faces relativement plates.

Elle porte un décor très dense de douze cartouches encadrant des gravures interprétées comme des crosses et des haches emmanchées, précédées de petites silhouettes animales. Ces motifs occupent trois faces : la face nord présente deux quadrupèdes, la face ouest une douzaine de bandes horizontales ponctuées d'une demi-douzaine de cupules et trois crosses simples, et la face sud huit lignes horizontales. Ces gravures, découvertes en 1972 par Pierre-Roland Giot, ne sont désormais visibles qu'en lumière rasante artificielle, ce qui laisse supposer qu'elles étaient autrefois soulignées par des pigments colorés pour être mieux perçues.

Plusieurs légendes entourent le menhir : l'une le présente comme l'une des trois pierres bouchant l'entrée de l'enfer, d'où le surnom de « Bonde de l'Enfer », une variante le décrit comme une clef de la mer capable de provoquer un déluge si on la tournait, et une autre tradition rapporte que saint Samson, après avoir affronté le Diable à proximité, vit la pierre griffée par ce dernier, expliquant ainsi les filaments de quartz visibles. Selon une coutume bretonne, la pierre servait aussi de roche à glissade : une jeune fille qui réussissait à glisser dessus en culotte de baptême sans trop s'écorcher était assurée de se marier dans l'année.

Liens externes