Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir et du dolmen
Construction du menhir et du dolmen
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des mégalithes, usage funéraire supposé.
1780
Destruction de la croix de fer
Destruction de la croix de fer
1780 (≈ 1780)
Foudre renverse l’amer ajouté au XVIIIe.
1879
Fouilles de Pitre de Lisle
Fouilles de Pitre de Lisle
1879 (≈ 1879)
Découverte d’artefacts au dolmen.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir.
1933
Intégration à la raffinerie
Intégration à la raffinerie
1933 (≈ 1933)
Site devenu inaccessible au public.
Années 1980
Disparition du fragment cassé
Disparition du fragment cassé
Années 1980 (≈ 1980)
Déplacement puis perte du morceau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit de la Vacherie (cad. L 1406) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Pitre de Lisle du Dreneuc - Archéologue |
Fouilla le dolmen en 1879. |
| Ogée - Historien local |
Mentionne la croix de fer. |
| Gargantua - Figure légendaire |
Associé au folklore du menhir. |
Origine et histoire
Le menhir de la Vacherie, aussi appelé galoche de Gargantua ou menhir du Carlet, est un bloc de pierre effilé de 4,75 m de hauteur, 1,60 m de largeur et 0,48 m d’épaisseur, érigé durant le Néolithique. À l’origine dressé dans un pré près de la Loire, sur le territoire de la ferme de la Vacherie à Donges (Loire-Atlantique), il était accompagné d’un dolmen aujourd’hui détruit, fouillé en 1879 par Pitre de Lisle du Dreneuc. Ce dernier y découvrit des tessons de poterie, des éclats de silex et une hache en diorite, témoignages d’une occupation ancienne. La table de couverture du dolmen, longue de 4,67 m, reposait partiellement sur un pilier de 1,90 m de haut.
Selon les sources historiques, le menhir fut surmonté d’une croix de fer au XVIIIe siècle pour servir d’amer aux marins, jusqu’à ce qu’un orage la détruise en 1780. Classé monument historique en 1889, il devint inaccessible après 1933 avec la construction de la raffinerie de Donges, qui engloba le site. Le fragment cassé à sa base, déplacé dans les années 1980 pour des raisons industrielles, a depuis disparu. Le dolmen, quant à lui, se trouve désormais près des voies ferrées Nantes-Saint-Nazaire, dans un état ruiné et dangereux d’accès.
La légende locale raconte que Gargantua, figure mythique, aurait renversé la table du dolmen en lançant des palets, expliquant la dispersion des mégalithes aux alentours. Ce folklore reflète l’attachement des communautés à ces monuments, souvent associés à des récits épiques. Le menhir, bien que protégé, illustre les tensions entre préservation patrimoniale et développement industriel, son isolement actuel contrastant avec son rôle passé de repère maritime et culturel.
Les fouilles de 1879 révélèrent une couche archéologique à 0,40 m de profondeur, contenant des traces de charbon, des outils en silex et des poteries grossières à dégraissant de quartz. Ces artefacts suggèrent une utilisation funéraire ou rituelle du dolmen, typique des pratiques néolithiques. Aujourd’hui, seule une dalle du dolmen émerge encore du ballast ferroviaire, vestige fragile d’un ensemble mégalithique autrefois plus imposant.