Construction du menhir Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection du monument mégalithique.
1856
Description par Jollivet
Description par Jollivet 1856 (≈ 1856)
Mention d'une enceinte mégalithique.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir.
Fin du XIXe siècle
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Découverte d'artefacts et ossements.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. F 251, 252) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Jollivet - Observateur historique
A décrit l'enceinte en 1856.
Origine et histoire du Menhir de Minhir
Le menhir de Minhir, aussi nommé Crec'h-Coulm, est un imposant monolithe érigé durant le Néolithique, situé dans la commune bretonne de Pédernec, dans le département des Côtes-d'Armor. D'une hauteur hors-sol de 6,75 mètres pour une largeur de 4,30 mètres et une épaisseur de 1,60 mètre, il présente trois grandes cavités sur sa face sud-ouest. Son nom breton, Min-hir, signifie « la Pierre longue », reflétant sa forme caractéristique. À son sommet, une statue de Saint-Pierre, aujourd’hui disparue, était fixée au XIXe siècle, comme en témoigne une barre métallique encore visible.
Les fouilles menées à la fin du XIXe siècle ont révélé que le menhir était enterré sur 3,90 mètres de profondeur. Elles ont permis de découvrir des artefacts significatifs : une hache polie, des tessons de céramique, des ossements humains (dont un fémur entier) et des charbons de bois. Selon une description de Jollivet en 1856, le menhir s’inscrivait dans un ensemble mégalithique plus vaste, incluant une enceinte elliptique orientée nord-sud, ceinturée d’un fossé. Douze blocs de pierre en demi-cercle délimitaient une esplanade surélevée au nord, tandis que sept autres blocs fermaient le demi-cercle au sud, où se dressait le menhir.
Classé au titre des monuments historiques depuis 1889, le menhir de Minhir illustre l’importance des constructions mégalithiques dans la culture néolithique bretonne. Son état de conservation et les vestiges découverts lors des fouilles offrent un éclairage précieux sur les pratiques funéraires et rituelles de cette époque. Le site, bien que partiellement altéré par le temps, reste un témoignage majeur du patrimoine préhistorique de la région.