Période d'érection supposée -3500 à -2800 av. J.-C. (≈ 3150 av. J.-C.)
Néolithique final, contemporaine des allées couvertes.
1289
Première mention écrite
Première mention écrite 1289 (≈ 1289)
Cité comme *Petra-fixa* dans un texte d’Édouard Ier.
1290
Mention juridique
Mention juridique 1290 (≈ 1290)
Délimitation de la juridiction de Saint-Émilion.
XIXe siècle
Découverte d'une tombe mérovingienne
Découverte d'une tombe mérovingienne XIXe siècle (≈ 1865)
Ossements et clés en fer trouvés à proximité.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Peyrefitte : classement par liste de 1889
Personnages clés
Édouard Ier - Roi d'Angleterre
Auteur d'un texte mentionnant *Petra-fixa* en 1289.
J. de Grailly - Seigneur local
Cité dans la sentence d’Édouard Ier de 1289.
J.B. Souffrain - Historien (XIXe siècle)
A proposée l’hypothèse de la « Pierre de Fuite ».
Origine et histoire du Menhir de Peyrefitte
Le menhir de Peyrefitte, aussi appelé Pierrefitte ou Pierre Fitte, est un mégalithe de 5,20 m de haut, 3 m de large et 1,50 m d’épaisseur, pesant environ 50 tonnes. Taillé dans un calcaire à astéries extrait à 2,5 km, près de Saint-Émilion, il présente un étranglement à sa base et un « trou à offrandes » médiéval. Son érection remonte probablement au Néolithique final (-3500/-2800 av. J.-C.), période contemporaine des allées couvertes régionales.
Mentionné dès 1289 sous le nom Petra-fixa dans des textes juridiques d’Édouard Ier et des archives de Saint-Émilion, le menhir est classé monument historique depuis 1889. Une tombe mérovingienne, contenant des ossements et deux clés en fer, fut découverte à proximité au XIXe siècle. Son nom pourrait dériver de « Pierre de Fuite », liée selon une hypothèse du XIXe siècle au départ des Anglais en 1451.
La tradition populaire attribue au menhir des vertus thérapeutiques contre les rhumatismes. Jusqu’à la Révolution, il était un lieu de culte où l’on priait pour guérir les boiteries. Aujourd’hui, la fête de la Saint-Jean (24 juin) perpétue des rituels solsticiaux : processions avec bougies autour du menhir, vœux écrits lancés dans la Dordogne, et feu d’artifice. Ces pratiques sont inscrites à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel.
Plusieurs légendes entourent le monument. L’une raconte que la Sainte Vierge, se rendant à l’abbaye de La Sauve-Majeure, y aurait abandonné la pierre destinée à un clocher. Une autre évoque un veau d’or caché sous le mégalithe, marquant l’entrée d’un souterrain. Ces récits reflètent l’importance symbolique du site, mêlant histoire locale et croyances païennes christianisées.