Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée de son érection.
6 mars 1923
Classement monument historique
Classement monument historique
6 mars 1923 (≈ 1923)
Avec une bande de terrain de 2 m.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir de Quélarn et bande de terrain de 2 m de largeur autour (cad. A 419) : classement par arrêté du 6 mars 1923
Personnages clés
| Pierre-Jean Berrou - Chercheur en mégalithes |
Évoque son rôle d’indicateur sacré. |
| Armand Duchatellier - Historien local (1851) |
Étudie l’étymologie de Quélarn. |
| Pierre-Roland Giot - Archéologue |
Mentionne les menhirs du Pays bigouden. |
Origine et histoire
Le menhir de Quélarn est un monument mégalithique classé, situé sur la commune de Treffiagat, dans le sud du Finistère (Bretagne). Dressé en granite, il mesure environ deux mètres de hauteur et présente des failles visibles, lui donnant un aspect fragmenté. Il se trouve en limite de forêt, près d’un ruisseau et d’un talus marquant la frontière avec la commune voisine de Plobannalec-Lesconil. Son isolement et sa végétation environnante le rendent difficile d’accès et peu visible, bien qu’il soit classé monument historique depuis 1923 avec une bande de terrain de deux mètres autour.
Le menhir tire son nom du lieu-dit Quélarn, situé à proximité sur la commune de Plobannalec-Lesconil, ce qui a parfois généré des confusions avec d’autres mégalithes voisins, comme un cairn et un dolmen situés à 300 mètres au sud. Contrairement à ces derniers, le menhir de Quélarn est isolé et n’a pas fait l’objet d’études approfondies. Sa position près d’une source (un ruisseau naît à ses pieds) et son alignement avec d’autres menhirs, comme ceux de Kerfland à 1,8 km au nord-ouest, suggèrent un rôle à la fois funéraire et indicateur de ressources en eau, typique des mégalithes néolithiques.
Classé le 6 mars 1923 en même temps que d’autres menhirs locaux (comme ceux de Lehan ou de Kerfland), le menhir de Quélarn est propriété départementale. Son inclinaison et son état fragmenté pourraient résulter de son ancienneté ou de phénomènes naturels. Pierre-Jean Berrou émet l’hypothèse qu’il servait de « menhir indicateur de lieu sacré », annonçant l’ensemble mégalithique voisin. Armand Duchatellier, en 1851, évoque quant à lui une étymologie incertaine du lieu-dit Quélarn, liée soit aux renards (ker-leern), soit à une corruption du mot lenn (leçon ou lecture).
Malgré son classement, le menhir reste méconnu, absent de certaines cartes IGN et peu mentionné dans les ouvrages spécialisés. Son accès est compliqué par son éloignement des sentiers de randonnée et par les habitations modernes construites au nord, sur Plobannalec. Sa discrétion contraste avec son rôle potentiel dans le paysage mégalithique bigouden, où les menhirs, souvent isolés, marquaient des sources ou des lieux sacrés. Aujourd’hui, il illustre à la fois la richesse et la fragilité du patrimoine préhistorique breton.