Érection de la stèle IIᵉ siècle av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Période de la Tène, âge du fer.
1924
Classement monument historique
Classement monument historique 1924 (≈ 1924)
Sous le nom « menhir, milliaire ».
2008
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2008 (≈ 2008)
Dirigées par Frédéric Surmely, redatation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. H 931 ; 2003 CP 65 ; CP 47) : classement par arrêté du 17 janvier 1924
Personnages clés
Frédéric Surmely - Archéologue
Dirigea les fouilles de 2008.
Origine et histoire
La stèle de Beaulieu, également appelée menhir de Sainte-Anne, Pierre Longue ou Grande Borne, est un monument protohistorique situé à Clermont-Ferrand, dans le département du Puy-de-Dôme. Initialement considérée comme un menhir néolithique, elle a été classée au titre des monuments historiques en 1924 sous la dénomination « menhir, milliaire ». Cette classification reflétait l’hypothèse d’une origine romaine en raison de sa proximité avec une voie antique, bien que cette théorie ait été ultérieurement remise en question.
Les fouilles dirigées par Frédéric Surmely en 2008 ont permis de dater la stèle de la période de la Tène (IIe siècle av. J.-C.), la rattachant ainsi aux stèles de l’âge du fer connues dans l’Ouest de la France. L’absence de mobilier néolithique et de traces d’une fosse de calage plus ancienne a écarté l’hypothèse d’un menhir néolithique redressé. Le bloc, en granite porphyroïde extrait des gorges de l’Artière à 9 km de distance, présente une forme cylindrique régulière, suggérant un équarrissage typique des stèles protohistoriques.
D’une hauteur totale de 5,70 mètres (dont 2,50 mètres visibles), la stèle pèse environ 18 tonnes. Elle comporte une dépression ovale sur sa face sud-ouest et un sommet légèrement arrondi. Située à 400 mètres au sud-est du menhir du Puy de la Poix, elle se trouve aujourd’hui sur un terre-plein végétalisé, à proximité du carrefour des routes départementales 772 et 766, dans un environnement semi-urbain.
L’interprétation de la stèle a évolué au fil des études : bien que son usage funéraire n’ait pas été confirmé, sa forme et son contexte suggèrent une fonction symbolique ou commémorative propre aux sociétés de l’âge du fer. Son classement en 1924 et les recherches ultérieures soulignent son importance patrimoniale, malgré les incertitudes persistantes sur sa vocation originelle.