Frise chronologique
Néolithique
Érection du menhir
Érection du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée
vers 1880
Fouilles de du Châtellier
Fouilles de du Châtellier
vers 1880 (≈ 1880)
Découverte de la fosse de calage
1967
Découverte de pétroglyphes
Découverte de pétroglyphes
1967 (≈ 1967)
Rochers gravés voisins
4 novembre 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
4 novembre 1975 (≈ 1975)
Protection par décret officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. B 1138) : classement par décret du 4 novembre 1975
Personnages clés
| Paul du Châtellier - Archéologue |
Fouilla le site vers 1880 |
Origine et histoire
Le menhir de Squividan, aussi appelé menhir du Reun ou de Skividan, est un imposant bloc de pierre situé sur la commune de Treffiagat, dans le Finistère. Mesurant environ 6 mètres de hauteur pour une largeur dépassant 2 mètres, il fut érigé au sommet d’une petite éminence rocheuse dominant une plaine littorale. Son toponyme breton Le Reun évoque précisément cette position en hauteur, typique des sites mégalithiques de la région.
Le monument a été fouillé vers 1880 par l’archéologue Paul du Châtellier, qui découvrit une fosse de calage profonde de près d’1 mètre, remplie de petits blocs pour stabiliser le menhir. Les artefacts exhumés – percuteurs, éclats de silex, armatures de flèche en quartz et tessons de poterie grossière – suggèrent une occupation humaine liée à des activités domestiques ou rituelles. À proximité, un tumulus aujourd’hui disparu et des pétroglyphes découverts en 1967 renforcent l’hypothèse d’un ensemble monumental plus vaste.
Classé monument historique par décret du 4 novembre 1975, le menhir de Squividan pourrait avoir marqué une zone de production de sel préhistorique, activité majeure sur le littoral breton au Néolithique. Son érection reflète les compétences techniques des communautés de l’époque, capables de transporter et dresser des blocs de plusieurs tonnes. Le site illustre ainsi l’importance symbolique et pratique des mégalithes dans l’organisation territoriale et sociale de la Bretagne ancienne.