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Menhir des Demoiselles à Colombiers-sur-Seulles dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir des Demoiselles à Colombiers-sur-Seulles

    9 Rue de la Délivrande
    14480 Colombiers-sur-Seulles
Propriété d'une société privée
Menhir des Demoiselles à Colombiers-sur-Seulles
Menhir des Demoiselles à Colombiers-sur-Seulles
Menhir des Demoiselles à Colombiers-sur-Seulles
Crédit photo : Roi.dagobert - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
3800 av. J.-C.
3700 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique (3500–4000 av. J.-C.)
Période d'édification présumée
1845
Chute et bris du menhir
1889
Classement monument historique
18 avril 1914
Protection des alentours
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir (cad. A 216) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Léon Coutil - Historien local A rapporté la légende des pèlerines

Origine et histoire

Le Menhir des Demoiselles, surnommé la Pierre Debout, est implanté au lieu-dit la Pierre, sur la commune de Colombiers-sur-Seulles (Calvados, Normandie). Bien que traditionnellement associé au Néolithique (vers 3500–4000 av. J.-C.), son origine exacte reste débattue : sa forme régulière et sa localisation sur une ancienne voie romaine suggèrent qu’il pourrait s’agir d’une borne milliaire plutôt que d’un menhir. Une cupule est visible à son sommet, et des sépultures mérovingiennes ont été découvertes à proximité.

En 1845, la pierre fut brisée et renversée sous le poids des pèlerins qui l’escaladaient dans le cadre de rituels liés au mariage. Après sa chute, la base disparut, mais la partie supérieure fut scellée sur un socle en béton pour restaurer sa hauteur d’origine. Ce monument, objet d’un culte religieux local, fut classé au titre des monuments historiques dès 1889, et ses alentours furent protégés comme site archéologique en 1914.

Selon la tradition rapportée par Léon Coutil, les jeunes filles en pèlerinage vers Notre-Dame de la Délivrande grimpaient au sommet du menhir pour y déposer des pièces de monnaie, espérant trouver un mari dans l’année. Les traces d’usure visibles sur la pierre témoignent de cette pratique. Plusieurs autres pierres dressées le long de la voie romaine, initialement considérées comme des menhirs, pourraient en réalité être des bornes miliaires, comme celles du Manoir (Creully) ou des Planches (Amblie).

Liens externes