Frise chronologique
Néolithique (3500–4000 av. J.-C.)
Période d'édification présumée
Période d'édification présumée
Néolithique (3500–4000 av. J.-C.) (≈ 3750 av. J.-C.)
Datation estimée du menhir ou tumulus
1845
Chute et bris du menhir
Chute et bris du menhir
1845 (≈ 1845)
Dû aux pèlerins escaladant la pierre
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection en tant que menhir
18 avril 1914
Protection des alentours
Protection des alentours
18 avril 1914 (≈ 1914)
Site archéologique recensé
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. A 216) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Léon Coutil - Historien local |
A rapporté la légende des pèlerines |
Origine et histoire
Le Menhir des Demoiselles, surnommé la Pierre Debout, est implanté au lieu-dit la Pierre, sur la commune de Colombiers-sur-Seulles (Calvados, Normandie). Bien que traditionnellement associé au Néolithique (vers 3500–4000 av. J.-C.), son origine exacte reste débattue : sa forme régulière et sa localisation sur une ancienne voie romaine suggèrent qu’il pourrait s’agir d’une borne milliaire plutôt que d’un menhir. Une cupule est visible à son sommet, et des sépultures mérovingiennes ont été découvertes à proximité.
En 1845, la pierre fut brisée et renversée sous le poids des pèlerins qui l’escaladaient dans le cadre de rituels liés au mariage. Après sa chute, la base disparut, mais la partie supérieure fut scellée sur un socle en béton pour restaurer sa hauteur d’origine. Ce monument, objet d’un culte religieux local, fut classé au titre des monuments historiques dès 1889, et ses alentours furent protégés comme site archéologique en 1914.
Selon la tradition rapportée par Léon Coutil, les jeunes filles en pèlerinage vers Notre-Dame de la Délivrande grimpaient au sommet du menhir pour y déposer des pièces de monnaie, espérant trouver un mari dans l’année. Les traces d’usure visibles sur la pierre témoignent de cette pratique. Plusieurs autres pierres dressées le long de la voie romaine, initialement considérées comme des menhirs, pourraient en réalité être des bornes miliaires, comme celles du Manoir (Creully) ou des Planches (Amblie).