Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection du monument.
1850
Destruction du Lit de Gargantua
Destruction du Lit de Gargantua
1850 (≈ 1850)
Disparition du dolmen voisin.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Inclusion dans la liste de 1889.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Dent de Gargantua (cad. B 456) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Gargantua - Géant légendaire |
Protagoniste de la légende associée au menhir. |
| Paul Banéat - Historien local |
A mentionné les mégalithes disparus. |
| La fée - Épouse de Gargantua (légende) |
A trompé le géant avec un rocher. |
Origine et histoire
Le menhir dit Dent de Gargantua est un bloc de quartz blanc en forme d'obélisque à quatre faces, mesurant 5 mètres de haut, 3 mètres de large côté nord et 2 mètres côté sud. Situé à Saint-Suliac en Ille-et-Vilaine, il date du Néolithique et constitue le seul vestige mégalithique encore visible sur la commune. Classé au titre des monuments historiques dès 1889, il témoigne de l'occupation ancienne de ce territoire breton.
Selon une légende locale, le géant Gargantua, amoureux d'une fée rencontrée sur les bords de la Rance, aurait craché cette pierre après s'être brisé une dent en tentant de dévorer un nourrisson remplacé par un rocher. La légende explique aussi la formation de la plaine de Mordreuc et l'apparition de deux autres rochers (Bizeux et Cancale), liés à la colère du géant. Ces récits associent le menhir à d'autres mégalithes disparus, comme le Gravier de Gargantua (envasé) et le Lit de Gargantua (dolmen détruit en 1850).
Le site était autrefois entouré d'autres monuments mégalithiques, aujourd'hui disparus : un second menhir brisé (Gravier de Gargantua), ainsi que trois dolmens mentionnés par l'historien Paul Banéat, dont La pierre Couvretière et le Berceau de Gargantua, détruit au XIXe siècle. Ces vestiges illustrent l'importance des pratiques funéraires et symboliques néolithiques dans la région, aujourd'hui partiellement effacées par l'érosion et les aménagements côtiers.