Construction du menhir Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée du monument
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français
1926
Inventaire par Léon Coutil
Inventaire par Léon Coutil 1926 (≈ 1926)
Recensement dans les monuments mégalithiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit l'affiloir de Gargantua (cad. B 29) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Léon Coutil - Archéologue régional
Auteur de l'inventaire des mégalithes
Origine et histoire de l'Affiloir
Le menhir dit l'Affiloir de Gargantua est un bloc de granite érigé durant le Néolithique, période marquée par l'émergence de l'agriculture et des premières structures monumentales en pierre. Situé près du hameau du Grand Douit, sur la commune de Craménil dans l'Orne, ce menhir culmine à 3,30 mètres de hauteur. Son appellation populaire évoque la légende de Gargantua, figure mythique souvent associée aux mégalithes en France, bien que son origine réelle reste liée aux pratiques funéraires ou rituelles des communautés préhistoriques locales.
Classé au titre des monuments historiques dès 1889, l'Affiloir de Gargantua illustre l'intérêt précoce pour la préservation du patrimoine mégalithique en Normandie. Ce classement intervint dans un contexte national de protection accrue des vestiges préhistoriques, alors menacés par les activités agricoles ou les prélèvements de pierres. Le menhir est répertorié dans les inventaires archéologiques régionaux, notamment celui de Léon Coutil en 1926, qui recense les monuments mégalithiques de l'Orne. Aujourd'hui, il reste un témoignage tangible des savoir-faire techniques et des croyances des sociétés néolithiques.
La localisation exacte du menhir, proche de la limite communale avec Chênedouit, a parfois prêté à confusion dans les sources documentaires. Les coordonnées disponibles placent le monument dans un secteur rural caractéristique du bocage normand, où les vestiges préhistoriques sont souvent intégrés au paysage agricole. Son état de conservation et son accessibilité reflètent les enjeux contemporains de valorisation des sites mégalithiques, entre préservation scientifique et ouverture au public. Aucune fouille archéologique récente n'est mentionnée dans les sources consultées.