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Menhir dit La Haute-Borne ou La Borne-Percée de Noé dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir dit La Haute-Borne ou La Borne-Percée de Noé

    19 Rue de la Borne Percée
    89760 Noé
Propriété de la commune
Menhir dit La Haute-Borne ou La Borne-Percée de Noé
Menhir dit La Haute-Borne ou La Borne-Percée de Noé
Crédit photo : Edouard Hergy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1514
Première mention écrite
1825
Apparition sur le cadastre
1883
Premier déplacement
19 avril 1939
Classement monument historique
1975
Chute et sauvegarde
27 août 1996
Réinstallation définitive
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit La Haute-Borne ou La Borne-Percée : classement par arrêté du 19 avril 1939

Personnages clés

Maire de Noé (1975) - Élu local Ordonne son transfert près de l’église.
Pierre Glaizal - Auteur et chercheur A étudié les menhirs de l’Yonne.

Origine et histoire

Le menhir dit La Haute-Borne, aussi appelé La Borne-Percée, est situé à Noé, dans le département de l’Yonne en Bourgogne-Franche-Comté. Bien que sa période officielle soit classée comme néolithique, son origine mégalithique reste incertaine : il s’agirait plus probablement d’une borne seigneuriale médiévale. La pierre, haute d’environ 1 m pour 0,30 m de largeur, est mentionnée dès 1514 dans un procès-verbal délimitant les frontières entre Noé et la commune voisine de Mâlay-le-Vicomte. Elle apparaît également sur le plan cadastral de Noé en 1825, confirmant son rôle ancien de repère territorial.

En 1883, la construction d’un chemin vicinal entraîne son déplacement dans un fossé, où elle reste jusqu’en 1935. Classée monument historique par arrêté du 19 avril 1939 sous l’appellation « menhir », elle est renversée en 1975. Pour éviter sa disparition, le maire de Noé la fait alors transporter et sceller près de l’église, avant qu’elle ne soit réinstallée à son emplacement actuel le 27 août 1996. Ces déplacements reflètent les préoccupations croissantes pour sa préservation au XXe siècle.

Selon une tradition locale rapportée en 1937, la pierre était associée à des rites de guérison pour les vaches stériles. Les propriétaires faisaient tourner l’animal autour de la borne et plaçaient une pièce dans le trou percé à son sommet, illustrant son importance symbolique dans les croyances populaires. Cette pratique, bien que tardivement documentée, témoigne de la persistance de coutumes liées aux pierres dressées, même pour des objets dont l’origine mégalithique est discutée.

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