Frise chronologique
1907
Découverte archéologique
Découverte archéologique
1907 (≈ 1907)
Hache polie trouvée au pied du menhir.
5 mars 1969
Classement monument historique
Classement monument historique
5 mars 1969 (≈ 1969)
Inscription par arrêté ministériel.
Années 1990
Déplacement du Palet du Diable
Déplacement du Palet du Diable
Années 1990 (≈ 1990)
Pierre voisine déplacée près d’une carrière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Fin du XXe siècle
Tentative de destruction
Tentative de destruction
Fin du XXe siècle (≈ 2095)
Traces d’éclats thermiques sur la pierre.
Patrimoine classé
Menhir dit La Minche du Diable (cad. D 25, 26) : inscription par arrêté du 5 mars 1969
Personnages clés
| Bertrand Poissonnier - Auteur et archéologue |
A étudié la Vendée préhistorique (1997). |
Origine et histoire
Le menhir dit La Minche du Diable, également connu sous le nom de Pierre Combe, est un bloc de roche siliceuse striée de filons de quartz, légèrement incliné. Mesurant 3,70 m de hauteur pour 2,40 m de largeur à sa base, il présente des fractures et des traces d’éclats thermiques, vestiges d’une tentative de destruction à la fin du XXe siècle. Une hache polie, découverte à son pied en 1907, témoigne de son ancienneté et de son lien avec les populations néolithiques.
Selon la légende locale, ce menhir aurait servi de but lors d’un jeu opposant le Diable et un ange, appelé la meinge (ancêtre du palet). Le Diable, vexé par la précision de l’ange, aurait abandonné la partie, laissant son palet à mi-chemin. Ce récit folklorique a donné son nom actuel au monument : la Meinge-du-Diable. À proximité, une autre pierre nommée Palet du Diable ou Pierre Dormante, peut-être un menhir renversé, fut déplacée dans les années 1990.
Le site est protégé depuis le 5 mars 1969 par une inscription au titre des monuments historiques. Il s’inscrit dans un ensemble mégalithique plus large, caractéristique de la Vendée préhistorique, comme en attestent les travaux de Bertrand Poissonnier dans La Vendée préhistorique (1997). La roche, composée de silice et de quartz, et les artefacts découverts à ses abords en font un témoignage matériel des pratiques et croyances des sociétés néolithiques de la région.