Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection du monument
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre Clouée ou Pierrefritte (cad. D 35) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Armand Viré - Ethnologue et archéologue |
A étudié les rituels liés à la pierre |
| Saint-Georges - Figure légendaire |
Associé à une légende locale |
| Marcel Baudouin - Préhistorien |
A analysé les menhirs à clous |
Origine et histoire
Le menhir dit La Pierre Clouée ou Pierrefritte est un monument mégalithique situé à Nanteau-sur-Lunain, dans le département de Seine-et-Marne en Île-de-France. Datant du Néolithique, cette grande dalle de grès mesure 4,20 mètres de hauteur, avec une base rectangulaire et un sommet pointu. Son nom proviendrait d’une tradition populaire consistant à y enfoncer des clous dans un but votif ou prophylactique, souvent associée à des rituels de guérison pour les animaux ou les personnes malades.
Classé au titre des monuments historiques en 1889, ce menhir porte plusieurs noms vernaculaires, dont Pierre Fritte, Pierre Fiche, ou encore Quille du Bon Dieu. Selon les croyances locales, les paysans faisaient tourner les malades autour de la pierre tout en prononçant des formules magiques, avant d’y planter un clou qu’ils brisaient ou ornaient de plantes comme la verveine. Une légende raconte aussi que Saint-Georges y aurait affronté Satan lors d’un jeu de palet, laissant une empreinte mythique sur une roche voisine, la Roche au Diable.
Le menhir illustre les pratiques symboliques et magiques liées aux mégalithes, où le clou jouait un rôle central comme objet de protection ou d’offrande. Les études, comme celles d’Armand Viré ou de Marcel Baudouin, soulignent son lien avec des rites totémiques anciens, peut-être hérités d’un culte de l’arbre sacré. Aujourd’hui, il reste un témoignage remarquable des croyances et des usages sociaux du Néolithique en Île-de-France, tout en étant un élément clé du patrimoine mégalithique local.