Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'édification du monument.
1889
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir par l'État.
1943
Destruction des blocs périphériques
Destruction des blocs périphériques
1943 (≈ 1943)
Quatre pierres détruites par le propriétaire.
1958
Disparition des derniers blocs
Disparition des derniers blocs
1958 (≈ 1958)
Blocs ensevelis ou détruits, un seul subsiste.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La Pierre debout : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Michel Gruet - Archéologue |
A étudié la disposition des blocs. |
Origine et histoire
Le menhir dit La Pierre debout d'Aviré, aussi appelé la pierre Fite ou la grosse pierre, est un monument mégalithique situé dans la commune de Segré-en-Anjou Bleu, en Maine-et-Loire. Classé au titre des monuments historiques en 1889, il se compose d’une dalle trapézoïdale en quartzite mesurant 2,50 mètres de hauteur et environ 3 mètres de largeur à sa base. Ce bloc central était initialement entouré de quatre autres pierres disposées en arc de cercle, suggérant une organisation spatiale intentionnelle.
Selon les relevés de l’archéologue Michel Gruet, ces blocs reposaient sur un lit de cendres et de charbon de bois, sans trace de poterie ni d’ossements. En 1943, ces pierres périphériques furent détruites par le propriétaire du terrain. D’autres blocs en schiste et quartz, probablement naturels, prolongeaient cet arc vers le nord-est, tandis qu’à l’est, cinq pierres en poudingue ou quartzite complétaient l’ensemble. La plupart furent détruites ou ensevelies en 1958, ne laissant subsister qu’un seul bloc.
Le site, bien que partiellement altéré, offre un témoignage rare des pratiques néolithiques dans la région. Son classement précoce (1889) souligne son importance patrimoniale, malgré la disparition progressive de ses éléments annexes au XXe siècle. Les vestiges suggèrent une possible fonction rituelle ou symbolique, typique des mégalithes de cette période.