Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection du monument.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit la Pierre-Fitte ou Pignon de Sainte-Aubierge (cad. D 794) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Sainte Flodoberthe - Figure légendaire locale |
Associée à la légende du transport. |
| Sainte Aubierge - Sœur de sainte Flodoberthe |
Mentionnée dans le récit folklorique. |
Origine et histoire
Le menhir dit la Pierre-Fitte, aussi nommé Pignon de Sainte-Aubierge ou Pierre de Sainte-Flodoberthe, est un monument mégalithique situé sur la commune de Beautheil, en Seine-et-Marne. Daté du Néolithique, il se présente comme une grande dalle de grès mesurant 3,50 mètres de hauteur, avec une base de 2,40 mètres de large et une épaisseur moyenne de 50 centimètres. Une particularité notable est la présence d’une rainure oblique de 2 mètres de long, large de 4 centimètres et profonde d’1 centimètre, obtenue par piquetage. Aucune découverte archéologique n’a été faite lors des fouilles menées à son pied, laissant planer des interrogations sur son usage originel.
Classé au titre des monuments historiques en 1889, ce menhir est associé à une légende locale impliquant sainte Flodoberthe et sa sœur sainte Aubierge. Selon cette tradition orale, sainte Flodoberthe, ayant terminé la construction de sa chapelle à Amillis, aurait souhaité offrir cette pierre à sa sœur pour sa propre chapelle à Saint-Augustin. Cependant, en chemin, elle croisa sainte Aubierge, qui lui annonça avoir achevé son édifice. La pierre fut alors abandonnée sur place. La rainure visible sur la face est du menhir serait, d’après la légende, le résultat du frottement du manche de la quenouille de sainte Flodoberthe, qui filait tout en transportant la pierre.
Le menhir illustre à la fois le patrimoine mégalithique de l’Île-de-France et les récits folkloriques qui se sont greffés sur ces monuments préhistoriques. Son classement en 1889 témoigne de l’intérêt précoce pour la préservation des vestiges néolithiques en France. Aujourd’hui, il reste un point d’intérêt historique et touristique pour la région, bien que son accès et sa localisation précise fassent parfois l’objet de discussions en raison de données géographiques approximatives.