Construction de l'alignement Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Cinq blocs dont la Pierre qui pousse.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique 1889 (≈ 1889)
Protection officielle du menhir.
1900
Publication de Clodomir Boulanger
Publication de Clodomir Boulanger 1900 (≈ 1900)
Recueil des légendes locales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit La pierre qui pousse (cad. A 264) : classement par liste de 1889
Personnages clés
Clodomir Boulanger - Folkloriste
A recueilli la légende de Gargantua (1900).
M. Ponchon - Chercheur
Étudia les mégalithes (1890-1891).
Pierre Saint-Yves - Auteur
Documenta les pierres à légendes (1936).
Origine et histoire
La Pierre qui pousse est un menhir situé dans la commune d’Eppeville, à l’extrême sud-est du département de la Somme, en région Hauts-de-France (ancienne Picardie). Ce monument mégalithique fait partie d’un alignement de cinq blocs de grès, s’étendant sur 27 mètres, daté du Néolithique. Parmi ces blocs, la Pierre qui pousse se distingue par sa forme aplatie et triangulaire, avec des dimensions de 1,8 m de hauteur et 1,9 m de largeur à la base. Son nom provient d’une illusion d’optique créée par l’érosion de sa base, donnant l’impression qu’elle « pousse » progressivement hors du sol. Ce phénomène, amplifié par les changements climatiques (ruissellement, modifications des sols), a nourri de nombreuses croyances populaires infondées, comme une prétendue élévation naturelle ou des origines extraterrestres.
Classé monument historique dès 1889, ce menhir est associé à des légendes locales, dont celle de Gargantua : selon le folkloriste Clodomir Boulanger (1900), le géant aurait laissé tomber ces pierres en secouant son sabot. Une autre croyance affirme que la pierre effectuerait un tour sur elle-même à minuit lors de la nuit de Noël. Ces récits, bien que dépourvus de fondement scientifique, illustrent l’importance symbolique du site dans la culture populaire. L’alignement d’Eppeville, étudié dès la fin du XIXe siècle (notamment par M. Ponchon en 1890-1891), reste un témoignage rare des pratiques mégalithiques dans le nord de la France.
Les cinq blocs, dont la Pierre qui pousse est le plus imposant, sont protégés au titre des monuments historiques sous la référence cadastre A 264. Leur préservation permet d’étudier les techniques de construction et les croyances néolithiques, bien que leur fonction exacte (marqueur territorial, site rituel, etc.) reste débattue. Le site, accessible au public, est référencé dans la base Mérimée et documenté par des sources comme Monumentum et les travaux de Pierre Saint-Yves (1936). Son état de conservation et sa localisation approximative (précision cartographique notée 5/10) soulignent les défis de sa mise en valeur patrimoniale.
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