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Menhir dit La pierre qui pousse à Eppeville dans la Somme

Somme

Menhir dit La pierre qui pousse


    80400 Eppeville
Crédit photo : Néolitho - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction de l'alignement
1889
Classement monument historique
1900
Publication de Clodomir Boulanger
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit La pierre qui pousse (cad. A 264) : classement par liste de 1889

Personnages clés

Clodomir Boulanger - Folkloriste A recueilli la légende de Gargantua (1900).
M. Ponchon - Chercheur Étudia les mégalithes (1890-1891).
Pierre Saint-Yves - Auteur Documenta les pierres à légendes (1936).

Origine et histoire

La Pierre qui pousse est un menhir situé dans la commune d’Eppeville, à l’extrême sud-est du département de la Somme, en région Hauts-de-France (ancienne Picardie). Ce monument mégalithique fait partie d’un alignement de cinq blocs de grès, s’étendant sur 27 mètres, daté du Néolithique. Parmi ces blocs, la Pierre qui pousse se distingue par sa forme aplatie et triangulaire, avec des dimensions de 1,8 m de hauteur et 1,9 m de largeur à la base. Son nom provient d’une illusion d’optique créée par l’érosion de sa base, donnant l’impression qu’elle « pousse » progressivement hors du sol. Ce phénomène, amplifié par les changements climatiques (ruissellement, modifications des sols), a nourri de nombreuses croyances populaires infondées, comme une prétendue élévation naturelle ou des origines extraterrestres.

Classé monument historique dès 1889, ce menhir est associé à des légendes locales, dont celle de Gargantua : selon le folkloriste Clodomir Boulanger (1900), le géant aurait laissé tomber ces pierres en secouant son sabot. Une autre croyance affirme que la pierre effectuerait un tour sur elle-même à minuit lors de la nuit de Noël. Ces récits, bien que dépourvus de fondement scientifique, illustrent l’importance symbolique du site dans la culture populaire. L’alignement d’Eppeville, étudié dès la fin du XIXe siècle (notamment par M. Ponchon en 1890-1891), reste un témoignage rare des pratiques mégalithiques dans le nord de la France.

Les cinq blocs, dont la Pierre qui pousse est le plus imposant, sont protégés au titre des monuments historiques sous la référence cadastre A 264. Leur préservation permet d’étudier les techniques de construction et les croyances néolithiques, bien que leur fonction exacte (marqueur territorial, site rituel, etc.) reste débattue. Le site, accessible au public, est référencé dans la base Mérimée et documenté par des sources comme Monumentum et les travaux de Pierre Saint-Yves (1936). Son état de conservation et sa localisation approximative (précision cartographique notée 5/10) soulignent les défis de sa mise en valeur patrimoniale.

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