Frise chronologique
Néolithique (vers 4500–2500 av. J.-C.)
Érection du menhir
Érection du menhir
Néolithique (vers 4500–2500 av. J.-C.) (≈ 3500 av. J.-C.)
Période supposée de sa construction.
23 juillet 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
23 juillet 1975 (≈ 1975)
Protection légale par arrêté ministériel.
XXe siècle
Redressement par le Génie d’Angers
Redressement par le Génie d’Angers
XXe siècle (≈ 2007)
Restauration et étude de sa structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit Le Doigt de César (cad. ZE 23) : classement par arrêté du 23 juillet 1975
Personnages clés
| Génie militaire d’Angers - Restaurateur |
A redressé le menhir (date non précisée). |
| Michel Gruet - Auteur et archéologue |
A documenté le menhir (*Mégalithes en Anjou*, 2005). |
Origine et histoire
Le menhir Le Doigt de César est un bloc de grès éocène dit « grès à sabals », extrait localement, mesurant 2,40 m de hauteur pour 0,80 m de largeur en moyenne. Sa base enterrée forme un angle en L, caractéristique révélée lors de son redressement moderne. Ce mégalithe, érigé au Néolithique, illustre les techniques de taille et d’érection des communautés agro-pasteurs de l’époque, bien que sa fonction exacte (marqueur territorial, tombe, symbole religieux) reste débattue.
Le monument a été restauré et redressé au XXe siècle par le Génie militaire d’Angers, opération qui a permis d’étudier sa structure et son ancrage. Cette intervention a confirmé son authenticité et son état de conservation remarquable pour un menhir de cette période. Aucune trace d’ornementation ou de gravure n’est mentionnée dans les sources disponibles.
Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 23 juillet 1975, le Doigt de César bénéficie d’une protection légale qui en fait un patrimoine mégalithique majeur de l’Anjou. Sa localisation à Soucelles (Maine-et-Loire), près d’Angers, en fait un témoin rare des occupations néolithiques dans les Pays de la Loire, région moins dense en mégalithes que la Bretagne ou le Poitou.
Les sources écrites, comme l’ouvrage Mégalithes en Anjou (Michel Gruet, 2005), soulignent son intérêt archéologique, mais peu de détails contextuels (fouilles, mobilier associé) sont accessibles. Le menhir est aujourd’hui un point d’intérêt local, bien que sa vocation touristique reste limitée par son isolement et l’absence de signalétique détaillée.
Au Néolithique, les menhirs servaient souvent de repères dans le paysage ou de supports à des croyances liées aux ancêtres et aux cycles naturels. Dans l’Ouest de la France, leur érection coïncide avec la sédentarisation des populations et le développement de l’agriculture (vers 4500–2500 av. J.-C.). Le Doigt de César s’inscrit dans ce réseau de pierres dressées, bien que son histoire spécifique reste partiellement énigmatique.