Crédit photo : Pierre André Leclercq (1945–) Autres noms PIERRE A - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
1870–1872
Tentative de déplacement échouée
Tentative de déplacement échouée
1870–1872 (≈ 1871)
Chariot et 20 chevaux utilisés
1918
Relevage par l’armée allemande
Relevage par l’armée allemande
1918 (≈ 1918)
Fouille archéologique perdue, inscription effacée
18 mars 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
18 mars 1980 (≈ 1980)
Arrêté de protection officiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort (cad. A 1278) : classement par arrêté du 18 mars 1980
Personnages clés
| Docteur Bombart - Archéologue amateur |
Fouilles fin XIXe, hypothèse de dolmen |
| Compagnie des mines d’Anzin - Entreprise minière locale |
Prêt du chariot pour déplacement |
| Compagnie allemande (1918) - Unité militaire stationnée |
Relevage du menhir et fouille |
Origine et histoire
Le menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort est une dalle de grès landénien de forme trapézoïdale, mesurant entre 2 et 2,30 m de largeur pour 1,20 m d’épaisseur, dressée à la Bruyère de Sommaing à Vendegies-sur-Écaillon (Nord). Classé monument historique en 1980, ce mégalithe protohistorique présente des cupules et excavations sur sa face est, interprétées par certains comme des représentations naturelles de pieds humain et équin. Une légende locale affirme que les femmes y cherchaient autrefois les nouveau-nés sous la pierre, renforçant son aura sacrée.
Vers 1870–1872, une tentative de déplacement du menhir vers le cimetière communal pour servir de soubassement à un calvaire échoua malgré l’utilisation d’un chariot attelé de 20 chevaux prêté par la Compagnie des mines d’Anzin. La pierre, soulevée sur des madriers, résista au transport et fut abandonnée sur place. Cet échec fut interprété comme une preuve de son caractère sacré. En 1918, une compagnie allemande stationnée à Vendegies releva la dalle et effectua une fouille archéologique, dont les résultats furent perdus. Une inscription gravée à cette occasion fut ultérieurement effacée.
À la fin du XIXe siècle, le docteur Bombart entreprit des fouilles et crut identifier trois piliers sous la dalle, ainsi qu’un éclat de silex qu’il prit pour une hache taillée. Il émit initialement l’hypothèse d’un vestige de dolmen, avant de l’abandonner. La pierre, probablement une pierre à cupules, conserve des traces d’excavations dont l’origine (naturelle ou anthropique) reste débattue. Son histoire mêle ainsi archéologie, légendes locales et interventions humaines, des tentatives de déplacement aux classifications patrimoniales.