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Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon à Vendegies-sur-Écaillon dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon

    89-119 Rue du Vieux Chemin
    59213 Vendegies-sur-Ecaillon
Propriété de la commune
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon
Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort de Vendegies-sur-Écaillon
Crédit photo : Pierre André Leclercq (1945–) Autres noms PIERRE A - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1870–1872
Tentative de déplacement échouée
1918
Relevage par l’armée allemande
18 mars 1980
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort (cad. A 1278) : classement par arrêté du 18 mars 1980

Personnages clés

Docteur Bombart - Archéologue amateur Fouilles fin XIXe, hypothèse de dolmen
Compagnie des mines d’Anzin - Entreprise minière locale Prêt du chariot pour déplacement
Compagnie allemande (1918) - Unité militaire stationnée Relevage du menhir et fouille

Origine et histoire

Le menhir dit Le Gros Caillou ou Grès Montfort est une dalle de grès landénien de forme trapézoïdale, mesurant entre 2 et 2,30 m de largeur pour 1,20 m d’épaisseur, dressée à la Bruyère de Sommaing à Vendegies-sur-Écaillon (Nord). Classé monument historique en 1980, ce mégalithe protohistorique présente des cupules et excavations sur sa face est, interprétées par certains comme des représentations naturelles de pieds humain et équin. Une légende locale affirme que les femmes y cherchaient autrefois les nouveau-nés sous la pierre, renforçant son aura sacrée.

Vers 1870–1872, une tentative de déplacement du menhir vers le cimetière communal pour servir de soubassement à un calvaire échoua malgré l’utilisation d’un chariot attelé de 20 chevaux prêté par la Compagnie des mines d’Anzin. La pierre, soulevée sur des madriers, résista au transport et fut abandonnée sur place. Cet échec fut interprété comme une preuve de son caractère sacré. En 1918, une compagnie allemande stationnée à Vendegies releva la dalle et effectua une fouille archéologique, dont les résultats furent perdus. Une inscription gravée à cette occasion fut ultérieurement effacée.

À la fin du XIXe siècle, le docteur Bombart entreprit des fouilles et crut identifier trois piliers sous la dalle, ainsi qu’un éclat de silex qu’il prit pour une hache taillée. Il émit initialement l’hypothèse d’un vestige de dolmen, avant de l’abandonner. La pierre, probablement une pierre à cupules, conserve des traces d’excavations dont l’origine (naturelle ou anthropique) reste débattue. Son histoire mêle ainsi archéologie, légendes locales et interventions humaines, des tentatives de déplacement aux classifications patrimoniales.

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