Menhir du Croc de Serquigny dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir du Croc de Serquigny

  • Le Bourg
  • 27470 Serquigny
Menhir du Croc de Serquigny
Menhir du Croc de Serquigny
Menhir du Croc de Serquigny
Menhir du Croc de Serquigny
Menhir du Croc de Serquigny
Crédit photo : Camille56 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique récent
Érection du menhir
1897
Inventaire du menhir
17 juillet 1991
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir du Croc (cad. ZC 10) : inscription par arrêté du 17 juillet 1991

Personnages clés

Jacques Charles Historien ayant étudié et documenté l'histoire du menhir.
Léon Coutil Président de la Société préhistorique française, premier inventeur du menhir.
Judith de Conan Épouse de Richard II de Normandie, liée au nom du menhir.

Origine et histoire du Menhir du Croc

Le menhir du Croc est un bloc plat de grès d’environ 2,2 mètres de hauteur, implanté au milieu d’un champ au nord de la commune de Serquigny dans l’Eure. Selon Jacques Charles, dans son ouvrage Les grandes lignes de l’histoire de Serquigny, ce mégalithe — situé à la Quévrue, en bordure du bois de Locquerais — serait le seul témoignage de l’implantation des Véliocasses, peuple affronté par les Romains aux côtés des Lexoviens lors de l’expansion qui allait former la Normandie. Jacques Charles avance également que le nom du menhir tiendrait de Judith de Conan, épouse de Richard II de Normandie, nommée curieusement Judith de Hicroc ou Hucroc à la fin du XVIe siècle. Le toponyme chemin de la Trigale, littéralement « chemin des trois pierres », suggère que ce monolithe n’était probablement pas isolé et se trouvait à la limite de la commune voisine de Launay. Le menhir a été inventorié pour la première fois en 1897 par Léon Coutil, alors président de la Société préhistorique française, et il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1991. Il est documenté sur Wikimedia Commons et figure parmi les sites mégalithiques et les monuments historiques de l’Eure.

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