Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d’érection du bloc
1847
Menhir déjà couché
Menhir déjà couché
1847 (≈ 1847)
Première mention de sa position actuelle
28 juin 1983
Classement monument historique
Classement monument historique
28 juin 1983 (≈ 1983)
Protection officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir du moulin à vent de Normandeau (cad. C 710) : classement par arrêté du 28 juin 1983
Personnages clés
| Michel Gruet - Auteur et chercheur |
A documenté le menhir dans *Mégalithes en Anjou* (2005) |
| Charles-Tanguy Le Roux - Contributeur scientifique |
A actualisé l’ouvrage de Gruet |
Origine et histoire
Le menhir du moulin à vent de Normandeau est un mégalithe emblématique situé à La Renaudière, dans le département de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire. Daté du Néolithique, ce bloc de granit dit « de Tiffauges » mesure 5,95 mètres de longueur. Il se distingue par sa forme fusiforme et un décrochement marqué à son sommet, probablement causé par la chute d’un fragment adjacent. Aujourd’hui couché au sol, il se trouve à 60 mètres au sud-est du moulin à vent qui lui a donné son nom, et à environ 300 mètres d’un autre menhir, la Pierre levée de Charbonneau.
Classé au titre des monuments historiques depuis le 28 juin 1983, ce menhir témoigne de l’occupation ancienne de ce territoire. Selon les sources, il serait dans sa position actuelle (couchée) depuis au moins 1847. La roche utilisée, typique des affleurements locaux, forme parfois des chaos granitiques dans les environs, soulignant le lien entre ce monument et le paysage géologique de l’Anjou. Son état actuel et sa localisation précise, près d’un moulin aujourd’hui disparu, en font un vestige archéologique à la fois mystérieux et représentatif des pratiques mégalithiques de la région.
Les références bibliographiques, comme l’ouvrage Mégalithes en Anjou de Michel Gruet (2005), confirment son importance dans le patrimoine mégalithique local. Le menhir est répertorié dans la base Mérimée sous le code cadastral C 710, et sa localisation, bien que jugée « passable » (niveau 5/10) par les sources, reste un point d’intérêt pour les chercheurs et les passionnés d’histoire préhistorique. Aucune information n’est disponible sur son usage précis ou les rituels qui lui étaient associés, mais sa présence atteste de l’activité humaine et symbolique durant le Néolithique en Anjou.