Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré dans la Vienne

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré

  • 18 Rue Honoré de Balzac
  • 86530 Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Menhir du Vieux-Poitiers de Naintré
Crédit photo : Jules Robuchon. Fin XIXe - début du XXe siècle. - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1783
Découverte du menhir
17 novembre 1892
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir du Vieux-Poitiers : classement par arrêté du 17 novembre 1892

Personnages clés

Louis Foucher Traduction de l'inscription gauloise sur le menhir.
Yves Burnand Celto-linguiste ayant interprété le terme 'ratis'.
Pierre-Yves Lambert Celto-linguiste ayant interprété le terme 'ratis'.
Michel Lejeune Proposition d'une traduction littérale de l'inscription.

Origine et histoire du Menhir du Vieux-Poitiers

Le menhir dit la « Pierre Levée » est un bloc monolithique aplati de grès jaunâtre mesurant 2,66 m de haut, 4,50 m de long et 66 cm de large. Lors de sa découverte, il était enfoui jusqu'à 2,50 m et se trouvait entre le cours du Clain et des ruines antiques. Sa silhouette, grossièrement taillée en triangle avec une extrémité supérieure arrondie, présente de nombreuses fissures et cavités alvéolaires ; malgré ses dimensions il est de taille modeste par rapport à d'autres mégalithes de la région. Le bloc porte une inscription en langue gauloise, gravée avec des caractères latins : « RATIN BRIVATIOM FRONV TARBE(T)I SONIOS IEVRV. » La traduction donnée par Louis Foucher restitue : « Frontu, fils de Tarbeisa, a offert le ratis des habitants de Briva. » Le toponyme Briva renvoie à l'ancien nom du lieu et signifie « pont » ou « passage à gué ». Le terme ratis fait l’objet d’interprétations variées — levée de terre, fortin, chaussée ou gué —, et certains celto-linguistes, comme Yves Burnand et Pierre-Yves Lambert, privilégient l’hypothèse du « gué » en lien avec la découverte d’aménagements fluviaux sous les eaux du Clain. Michel Lejeune propose une traduction littérale identifiant clairement le ratis au gué. L’absence du nom du bénéficiaire sur l’inscription suggère que le don visait la population ou la collectivité du vicus, ce qui relève d’une pratique d’évergétisme. La première mise au jour de ce bloc mégalithique est signalée en 1783. Le menhir de la Pierre Levée est classé au titre des monuments historiques par arrêté ministériel du 17 novembre 1892. Implanté dans le vaste ensemble archéologique du Vieux-Poitiers, occupé du Néolithique à l’époque gallo-romaine, il illustre la continuité d’occupation du site et le réemploi ou l’intégration des monuments préhistoriques dans le paysage antique. Sa combinaison de monument mégalithique et d’inscription gauloise gravée en caractères latins en fait un témoignage remarquable des interactions entre traditions locales et pratiques sociales à travers les siècles.

Liens externes