Frise chronologique
Néolithique
Construction des mégalithes
Construction des mégalithes
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'édification du menhir et du dolmen.
1er juillet 1983
Classement aux monuments historiques
Classement aux monuments historiques
1er juillet 1983 (≈ 1983)
Protection officielle des deux mégalithes par arrêté.
début XXe siècle
Dernier témoignage photographique
Dernier témoignage photographique
début XXe siècle (≈ 2004)
Photographie du dolmen avant son effondrement total.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir et dolmen dits L'Aurière (cad. C 1, 8) : classement par arrêté du 1er juillet 1983
Personnages clés
| Michel Gruet - Auteur et chercheur |
A documenté les mégalithes dans *Mégalithes en Anjou* (2005). |
| Charles-Tanguy Le Roux - Contributeur scientifique |
A actualisé l'ouvrage de Gruet sur l'Anjou. |
| Bousrez - Observateur historique (1894) |
A mesuré le menhir à 1,70 m. |
| Millet - Observateur historique (1865) |
A mesuré le menhir à 2 m. |
Origine et histoire
Le menhir de l'Orrière, aussi appelé Pierre sonnante de l'Aurière, et le dolmen de l'Aurière sont deux mégalithes situés à Chigné, dans le département de Maine-et-Loire. Distants d'environ 200 mètres, ces monuments datent du Néolithique. Le menhir, un monolithe en grès de forme pyramidale allongée, dépasse aujourd'hui de 1,60 m au-dessus du sol, bien que des relevés historiques indiquent qu'il mesurait jusqu'à 2 m en 1865. Son nom provient d'une légende locale affirmant qu'il 'sonne' à midi. Longtemps confondu avec une borne départementale en raison de sa proximité avec la limite entre Maine-et-Loire et la Sarthe, il illustre les défis de préservation liés aux travaux agricoles, le sol s'étant progressivement surélevé autour de lui.
Le dolmen de l'Aurière, désormais effondré, était à l'origine un monument rectangulaire composé d'une table de couverture (2 m x 3 m x 0,70 m d'épaisseur) soutenue par trois orthostates de tailles inégales. Une photographie du début du XXe siècle atteste de sa structure avant son effondrement : la dalle nord, percée de deux trous probablement naturels, est restée en place, tandis que les piliers sud se sont écroulés, entraînant la table. À une époque où les dolmens étaient associés à des sacrifices humains, une légende locale évoquait une 'protubérance servant d'oreiller aux jeunes filles immolées', reflétant les interprétations fantaisistes de ces vestiges avant leur étude scientifique.
Les deux mégalithes ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1983, reconnaissant leur valeur patrimoniale. Leur état actuel — menhir partiellement enterré et dolmen ruiné — souligne les enjeux de conservation des sites mégalithiques, souvent vulnérables aux activités humaines et à l'érosion du temps. Les sources historiques, comme les travaux de Michel Gruet dans Mégalithes en Anjou (2005), documentent leur évolution et les croyances qui leur étaient associées, offrant un éclairage sur les pratiques funéraires et symboliques du Néolithique dans la région.
La localisation exacte des mégalithes a fait l'objet de confusions, notamment avec une adresse approximative à Dissé-sous-le-Lude (Sarthe), bien que les données officielles (base Mérimée) les situent clairement à Chigné (Maine-et-Loire). Cette ambiguïté géographique, couplée à leur proximité avec la limite départementale, a contribué à des erreurs d'identification passées. Aujourd'hui, leur préservation dépend de leur reconnaissance en tant que monuments classés, bien que leur accès et leur visibilité restent limités par leur état de dégradation.