Construction mégalithique Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Édification du menhir et du dolmen durant cette période préhistorique.
1894
Mesure du menhir
Mesure du menhir 1894 (≈ 1894)
Bousrez mesure le menhir à 1,70 m, indiquant un enfoncement progressif.
1983
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1983 (≈ 1983)
Le menhir et le dolmen sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir et dolmen dits L'Aurière (cad. C 1, 8) : classement par arrêté du 1er juillet 1983
Personnages clés
Bousrez
A mesuré le menhir en 1894
Millet
A mesuré le menhir en 1865
Origine et histoire du Menhir de l'Aurière
Le menhir et le dolmen dits de l'Aurière, parfois orthographiés Orrière, sont deux mégalithes situés à Chigné (Maine‑et‑Loire), séparés d'environ 200 mètres. Les deux édifices sont inscrits au titre des monuments historiques en 1983.
Le menhir, appelé aussi « pierre sonnante de l'Aurière », est un monolithe de grès à section pyramidale allongée qui dépasse de 1,60 m au‑dessus du sol. Des mesures anciennes indiquent 1,70 m en 1894 (Bousrez) et 2 m en 1865 (Millet), ce qui suggère que le sol s'est progressivement surélevé en raison des travaux agricoles. Sa proximité de la limite départementale avec la Sarthe a longtemps fait confondre ce monolithe avec une borne. La légende locale veut que la pierre « sonne » à midi, d'où son nom.
Le dolmen de l'Aurière est aujourd'hui effondré, mais une photographie du début du XXe siècle en témoigne. Il présentait une forme rectangulaire avec une table de couverture de 2 m de large, 3 m de long et 0,70 m d'épaisseur reposant sur trois orthostates de dimensions inégales. Une longue dalle occupait le côté nord, tandis que deux piliers plus petits se trouvaient aux positions sud‑est et sud‑ouest. L'écroulement du pilier sud‑ouest a provoqué le glissement de la table et l'effondrement du pilier sud‑est, alors que l'orthostate nord est resté en place. Les deux trous visibles sur la dalle nord sont probablement d'origine naturelle. Autrefois, lorsque l'on croyait que les dolmens servaient de tables de sacrifices, on montrait « la protubérance servant d'oreiller aux jeunes filles immolées ».