Menhir et dolmen dits L'Aurière à Chigné en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhir et dolmen dits L'Aurière

  • D767
  • 49490 Noyant-Villages
Menhir de lAurière à Chigné
Menhir et dolmen dits LAurière
Crédit photo : Kormin - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Néolithique
Construction mégalithique
1894
Mesure du menhir
1983
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhir et dolmen dits L'Aurière (cad. C 1, 8) : classement par arrêté du 1er juillet 1983

Personnages clés

Bousrez A mesuré le menhir en 1894
Millet A mesuré le menhir en 1865

Origine et histoire du Menhir de l'Aurière

Le menhir et le dolmen dits de l'Aurière, parfois orthographiés Orrière, sont deux mégalithes situés à Chigné (Maine‑et‑Loire), séparés d'environ 200 mètres. Les deux édifices sont inscrits au titre des monuments historiques en 1983.

Le menhir, appelé aussi « pierre sonnante de l'Aurière », est un monolithe de grès à section pyramidale allongée qui dépasse de 1,60 m au‑dessus du sol. Des mesures anciennes indiquent 1,70 m en 1894 (Bousrez) et 2 m en 1865 (Millet), ce qui suggère que le sol s'est progressivement surélevé en raison des travaux agricoles. Sa proximité de la limite départementale avec la Sarthe a longtemps fait confondre ce monolithe avec une borne. La légende locale veut que la pierre « sonne » à midi, d'où son nom.

Le dolmen de l'Aurière est aujourd'hui effondré, mais une photographie du début du XXe siècle en témoigne. Il présentait une forme rectangulaire avec une table de couverture de 2 m de large, 3 m de long et 0,70 m d'épaisseur reposant sur trois orthostates de dimensions inégales. Une longue dalle occupait le côté nord, tandis que deux piliers plus petits se trouvaient aux positions sud‑est et sud‑ouest. L'écroulement du pilier sud‑ouest a provoqué le glissement de la table et l'effondrement du pilier sud‑est, alors que l'orthostate nord est resté en place. Les deux trous visibles sur la dalle nord sont probablement d'origine naturelle. Autrefois, lorsque l'on croyait que les dolmens servaient de tables de sacrifices, on montrait « la protubérance servant d'oreiller aux jeunes filles immolées ».

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