Frise chronologique
1965
Signalement par René Fritsch
Signalement par René Fritsch
1965 (≈ 1965)
Dalle inclinée à 45°, enfoncée dans le sol.
1971
Publication scientifique
Publication scientifique
1971 (≈ 1971)
Étude par Fritsch et Chollet dans le *Bulletin de la Société préhistorique*.
19 avril 1999
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
19 avril 1999 (≈ 1999)
Protection officielle du mégalithe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir-polissoir de Souhé (cad. BO 768) : inscription par arrêté du 19 avril 1989
Personnages clés
| René Fritsch - Archéologue |
A signalé et étudié le menhir en 1965. |
| André Chollet - Archéologue |
Co-auteur de l’étude de 1971. |
Origine et histoire
Le menhir-polissoir de Souhé est un mégalithe situé à Naintré, dans le département de la Vienne (Nouvelle-Aquitaine). Ce monument est constitué d’une dalle de grès cénomanien mesurant 3,20 m de long, 1,60 m de large et 0,40 à 0,60 m d’épaisseur. À l’origine, cette dalle servait de polissoir, comme en témoignent ses trois rainures et sept cuvettes de polissage, creusées par l’usage. Ces traces suggèrent une utilisation intensive pour affûter ou façonner des outils en pierre.
À une époque indéterminée, la dalle fut redressée en menhir, positionnée sur la rive gauche du Clain, à environ 220 m de son lit actuel. En 1965, lors de son signalement par l’archéologue René Fritsch, elle était enfoncée dans le sol et inclinée à 45°. Après avoir été déplacée une première fois sur le parking d’un restaurant en bordure de la route nationale 10, elle fut finalement installée dans un square public à Naintré, son emplacement actuel.
Le menhir-polissoir de Souhé a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 19 avril 1999 (une erreur de date figure dans la source Monumentum, qui mentionne 1989). Ce monument illustre la réutilisation des pierres à polir en tant que menhirs, une pratique attestée dans plusieurs régions de France. Son étude a été documentée par des archéologues comme René Fritsch et André Chollet, qui ont publié leurs observations dans le Bulletin de la Société préhistorique française en 1971.
Les caractéristiques techniques du polissoir — cuvettes de 0,21 à 0,47 m de long, pour 7 à 12 cm de large — révèlent des méthodes de travail précises, liées à la fabrication d’outils néolithiques. La symétrie supposée avec le menhir du Vieux-Poitiers suggère une organisation spatiale intentionnelle, peut-être liée à des pratiques rituelles ou territoriales. Aujourd’hui, le monument est accessible au public dans le bourg de Naintré, offrant un témoignage matériel des activités préhistoriques locales.