Frise chronologique
Néolithique
Construction du menhir
Construction du menhir
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période estimée d'érection du monument.
1759
Sondage de M. Dutour
Sondage de M. Dutour
1759 (≈ 1759)
Mesure de l'enfouissement (0,66 m).
XVIIIe siècle
Premières mentions écrites
Premières mentions écrites
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Cité dans les *Mémoires des Jésuites*.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection officielle par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. A 1186) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| M. Dutour - Explorateur local |
A réalisé un sondage en 1759. |
| Jean-Étienne Guettard - Naturaliste et académicien |
A mentionné le menhir à l'Académie. |
| Baillis de Vaux-en-Limagne et Combronde - Officiers judiciaires |
Rendaient justice au pied du menhir. |
Origine et histoire
Le menhir de Montotoute, aussi nommé Pierre du Tombeau, est un monument mégalithique situé à Davayat, dans le département du Puy-de-Dôme. Ce bloc de granite porphyroïde, provenant de la région de Champs située à 10 km au nord, s’élève à 4,20 mètres de hauteur pour un diamètre de base de 4,73 mètres. Son poids est estimé à près de 10 tonnes, et il est enfoncé de 0,66 mètre dans le sol selon un sondage réalisé en 1759 par M. Dutour. Aujourd’hui, il se trouve dans une cour privée du bourg de Davayat, tout en restant visible depuis la route.
Le menhir est mentionné dès le XVIIIe siècle dans les Mémoires ou Journal des Jésuites de Trévoux sous le nom de Pierre du Tombeau. Jean-Étienne Guettard en a fait une communication à l’Académie française. Historiquement, il servait de lieu de justice pour les baillis de la baronnie de Vaux-en-Limagne et du marquisat de Combronde, qui y rendaient leurs verdicts. Classé au titre des monuments historiques en 1889, il constitue un témoignage rare des pratiques judiciaires et culturelles du Néolithique dans la région.
Selon la légende locale, les assises judiciaires se tenaient au pied de ce monument, soulignant son importance symbolique et sociale. Le menhir est aujourd’hui protégé et intégré au patrimoine historique français, illustrant à la fois l’ingéniosité des bâtisseurs néolithiques et la persistance de leur héritage dans le paysage actuel. Les sources, comme l’Inventaire des mégalithes de la France (CNRS, 1983), confirment son statut de site remarquable du mégalithisme auvergnat.