Période de construction Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des menhirs en forêt.
1883
Premier inventaire
Premier inventaire 1883 (≈ 1883)
Paul Bézier documente les Roches Piquées.
1900
Classement historique
Classement historique 1900 (≈ 1900)
Cinq menhirs protégés au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les cinq menhirs (cad. A1 109, 110, 47 à 50) : classement par liste de 1900
Personnages clés
Paul Bézier - Archéologue
A mentionné les Roches Piquées en 1883.
P. Henry - Chercheur
Auteur de la première description précise.
Jacques Briard - Archéologue
A étudié les mégalithes d'Ille-et-Vilaine.
Origine et histoire des Menhirs dans la forêt de Haute-Sève
Les menhirs de la forêt de Haute-Sève sont situés dans la forêt du même nom, à Saint-Aubin-du-Cormier, en Ille-et-Vilaine. Ces monuments mégalithiques, érigés durant le Néolithique, se divisent en deux ensembles : les Roches Piquées à l’est, et l’Escalier du Juge à l’ouest. Cinq des menhirs ont été classés au titre des monuments historiques en 1900, soulignant leur importance patrimoniale.
Le groupe des Roches Piquées compte six menhirs dispersés de manière irrégulière, avec des distances variables entre eux. Le premier menhir est séparé du deuxième par 16 mètres, tandis que le quatrième se trouve à 180 mètres à l’est du premier. Ce groupe a été décrit pour la première fois par P. Henry, bien que mentionné auparavant par Paul Bézier.
L’Escalier du Juge, situé à l’ouest, comprend deux menhirs debout et quatre blocs renversés, probablement en quartzite ou en grès. D’autres pierres éparses couvrent une superficie de 0,4 hectare, partiellement cachées par la végétation. Selon une légende locale, un trésor serait enfoui sous les Roches-Piquées, mais toute tentative de creusement ferait s’enfoncer les pierres. Le site serait aussi hanté par des lutins malveillants.
Les sources historiques citent des travaux d’inventaire et d’étude, notamment ceux de Paul Bézier en 1883 et de Jacques Briard en 2004. Ces recherches ont permis de documenter la disposition des menhirs et leur contexte archéologique, tout en soulignant leur intégration dans le paysage mégalithique breton.