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Propriété de l'Etat
83610 Collobrières, Route de Lambert
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886
Première mention écrite
Première mention écrite 1886 (≈ 1886)
Observés par Casimir Bottin pour la première fois.
1987
Sondages archéologiques
Sondages archéologiques 1987 (≈ 1987)
Étude par Hélène Barge, pierres de calage découvertes.
22 février 1988
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 22 février 1988 (≈ 1988)
Protection officielle des deux menhirs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux menhirs de la Ferme Lambert (cad. F3 619) : inscription par arrêté du 22 février 1988
Personnages clés
Casimir Bottin - Historien local
Premier à mentionner les menhirs en 1886.
Hélène Barge - Archéologue
A mené des sondages en 1987.
Commandant Laflotte - Observateur historique
Évoque un menhir cassé puis relevé.
Origine et histoire des Menhirs de la Ferme Lambert
Les menhirs de la Ferme Lambert sont deux pierres dressées situées sur la commune de Collobrières, dans le département du Var. Taillés dans du gneiss micacé local, ils mesurent respectivement 3,15 m et 2,82 m de hauteur. Leur alignement, espacé de 8,30 m, et leur verticalité quasi parfaite (pour le premier) ou légèrement inclinée (pour le second) suggèrent une implantation délibérée, bien que leur fonction exacte reste inconnue. Une inscription récente, « ROCH 26/6/1967 », figure sur la base du menhir no 1, ajoutant une trace moderne à ces vestiges préhistoriques.
La première mention écrite de ces menhirs remonte à 1886, grâce aux observations de Casimir Bottin. Leur protection officielle intervient un siècle plus tard, avec une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 22 février 1988. Des sondages archéologiques menés en 1987 par Hélène Barge ont révélé des pierres de calage à leur base, mais aucun artefact n’a été découvert, laissant leur datation précise indéterminée. La légende locale associe ces pierres à l’entrée d’un souterrain mythique creusé par des moines, reliant le site à la Chartreuse de la Verne.
Un troisième menhir, découvert et redressé récemment près de la route d’accès, complète ce site mégalithique. Les affleurements de gneiss situés à proximité, présentant des excavations de taille similaire aux menhirs, pourraient indiquer une carrière locale pour leur extraction. Les études menées, notamment par Hélène Barge et Eric Mahieu, soulignent l’importance de ce site dans le patrimoine mégalithique du Var, tout en laissant ouvertes des questions sur son usage originel et son contexte culturel.