Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection des menhirs estimée.
1480
Premier plan connu
Premier plan connu
1480 (≈ 1480)
Représentation sur un vieux plan.
1889
Classement monument historique
Classement monument historique
1889 (≈ 1889)
Protection des deux menhirs principaux.
2006
Protection naturelle du site
Protection naturelle du site
2006 (≈ 2006)
Décret sur la vallée de l’Yerres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhirs de la propriété Talma, dits la femme et la fille de Loth (cad. D 309, 311) : classement par liste de 1889
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage identifié |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié aux menhirs. |
Origine et histoire
Les menhirs de la propriété Talma, aussi appelés alignement des Pierres Frittes, sont un ensemble mégalithique situé à Brunoy, dans le département de l’Essonne. Cet alignement, représenté sur un plan datant de 1480, se compose de trois menhirs disposés sur la rive gauche de l’Yerres, à environ 100 mètres en amont du pont Perronet. Orientés selon un axe ouest-nord-ouest/est-sud-est, ces menhirs appartenaient autrefois à la propriété Talma. Deux d’entre eux, surnommés « la femme et la fille de Loth », sont classés monuments historiques depuis 1889.
Le premier menhir, partiellement submergé dans la rivière, présente 71 cupules sur sa face supérieure visible lors des basses eaux. Ses dimensions sont estimées à 4,40 mètres de longueur pour une largeur variant entre 2,85 et 0,66 mètre. Le deuxième menhir, distant de 2,50 mètres du premier, est une dalle de 2,50 mètres de hauteur, avec une largeur comprise entre 1,90 et 1,10 mètre. Le troisième, situé à 3 mètres du précédent, mesure 1 mètre de hauteur pour 1,40 mètre de largeur. Un second alignement, également nommé Pierres Frittes, se trouve à 750 mètres plus à l’est.
Le site est aujourd’hui protégé dans le cadre d’une zone naturelle préservée par un décret de 2006, en application de la loi sur les paysages de 1930. Il est accessible librement, sous réserve du respect de la faune et de la flore, en tant que corridor écologique. Les menhirs illustrent l’importance des constructions mégalithiques au Néolithique, période marquée par l’émergence de l’agriculture et de sociétés sédentaires en Île-de-France.