Frise chronologique
Néolithique
Période de construction
Période de construction
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Érection estimée des menhirs
27 décembre 1923
Classement historique
Classement historique
27 décembre 1923 (≈ 1923)
Arrêté de protection au titre des monuments
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhirs de Mesdoun (deux) (cad. B 680) : classement par arrêté du 27 décembre 1923
Personnages clés
| Diable - Figure légendaire |
Associé au menhir occidental selon la tradition |
| Saint Ourzal - Figure légendaire |
Lié au menhir oriental dans les récits |
| « Bonnes femmes » (fées) - Créatures mythologiques |
Mentionnées dans la légende du transport |
Origine et histoire
Les menhirs de Mesdoun sont un ensemble de deux mégalithes situés sur la commune de Porspoder, dans le Finistère (Bretagne). Datant du Néolithique, ces pierres dressées en granite de l'Aber-Ildut illustrent l'architecture mégalithique typique de la région. Le menhir occidental, haut de 4,12 mètres, présente une face nord concave et une face sud régularisée par bouchardage. Le menhir oriental, légèrement plus petit (3,80 mètres), a un sommet brisé et une surface irrégulière. Ces caractéristiques techniques suggèrent des méthodes de taille et d'érection propres aux communautés néolithiques locales.
Classés monuments historiques par arrêté du 27 décembre 1923, les menhirs de Mesdoun sont associés à des légendes locales. Selon une tradition orale, ils auraient été transportés par des « bonnes femmes » (fées) dans leur tablier. Une autre légende raconte que le menhir occidental aurait été lancé par le Diable, tandis que l'oriental l'aurait été par Saint Ourzal, dans un affrontement mythique. Ces récits reflètent la dimension symbolique et sacrée attribuée à ces pierres à travers les siècles, mêlant croyances païennes et chrétiennes.
Leur localisation à Porspoder, près de l'Aber-Ildut, souligne leur possible lien avec des voies de communication ou des lieux de rassemblement néolithiques. Le granite utilisé, typique de la région, indique une extraction et un transport locaux, révélant une maîtrise avancée des techniques de travail de la pierre par les populations de l'époque. Leur préservation jusqu'à aujourd'hui en fait des témoins précieux des pratiques culturelles et spirituelles du Néolithique en Bretagne.