Frise chronologique
Néolithique
Construction des menhirs
Construction des menhirs
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection estimée des mégalithes
555
Légende d’Herbauges
Légende d’Herbauges
555 (≈ 555)
Date supposée de lengloutissement selon la tradition
4 mai 1982
Classement monument historique
Classement monument historique
4 mai 1982 (≈ 1982)
Arrêté de protection des deux menhirs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhirs (deux) (cad. A 777, 779) : classement par arrêté du 4 mai 1982
Personnages clés
| Saint Martin de Vertou - Évangélisateur du VIe siècle |
Protagoniste de la légende liée aux menhirs |
| Félix - Évêque de Nantes (VIe siècle) |
Aura chargé saint Martin de Vertou |
Origine et histoire
Les menhirs des Dames de pierre sont deux pierres dressées datant du Néolithique, implantées sur la commune de Pont-Saint-Martin, dans le département de la Loire-Atlantique. Situés à 200 mètres de la rue des Sports, près du terrain de tennis, ces mégalithes ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 4 mai 1982. Leur localisation précise est indiquée comme étant le Hameau de la Passerelle, avec une précision géographique jugée passable (niveau 5/10).
Ces menhirs sont associés à une légende médiévale remontant au VIe siècle, impliquant saint Martin de Vertou. Selon cette tradition orale, la cité païenne d’Herbauges, située à l’emplacement actuel du lac de Grand-Lieu, aurait été engloutie par les eaux en 555 après J.-C. en punition de sa débauche. Un couple et leur fils, seuls habitants à avoir accueilli favorablement le saint, furent épargnés mais transformés en pierre pour avoir désobéi à l’interdiction de se retourner vers la cité disparue. Les menhirs symboliseraient ainsi leur métamorphose.
La légende ajoute qu’aux nuits de Noël, les cloches d’Herbauges résonneraient encore sous les eaux du lac. Ce récit illustre l’ancrage du christianisme dans la région, mêlant évangélisation et croyances populaires. Les menhirs, bien que d’origine néolithique, ont ainsi été réinterprétés par les communautés médiévales comme des vestiges d’un châtiment divin, renforçant leur dimension symbolique.
Administrativement, les menhirs sont référencés dans la base Mérimée sous les parcelles A 777 et A 779. Leur protection au titre des monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, tant archéologique que culturelle. Aucune information n’est disponible concernant leur accessibilité actuelle ou leur intégration dans un parcours touristique.