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Menhirs des Dames de pierre de Pont-Saint-Martin en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine Celtique Menhirs

Menhirs des Dames de pierre de Pont-Saint-Martin

    Hameau de la Passerelle
    44860 Pont-Saint-Martin
Propriété privée
Menhirs des Dames de pierre de Pont-Saint-Martin
Menhirs des Dames de pierre de Pont-Saint-Martin
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
XIXe siècle
Époque contemporaine
4100 av. J.-C.
4000 av. J.-C.
0
500
1900
2000
Néolithique
Construction des menhirs
555
Légende d’Herbauges
4 mai 1982
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Menhirs (deux) (cad. A 777, 779) : classement par arrêté du 4 mai 1982

Personnages clés

Saint Martin de Vertou - Évangélisateur du VIe siècle Protagoniste de la légende liée aux menhirs
Félix - Évêque de Nantes (VIe siècle) Aura chargé saint Martin de Vertou

Origine et histoire

Les menhirs des Dames de pierre sont deux pierres dressées datant du Néolithique, implantées sur la commune de Pont-Saint-Martin, dans le département de la Loire-Atlantique. Situés à 200 mètres de la rue des Sports, près du terrain de tennis, ces mégalithes ont été inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 4 mai 1982. Leur localisation précise est indiquée comme étant le Hameau de la Passerelle, avec une précision géographique jugée passable (niveau 5/10).

Ces menhirs sont associés à une légende médiévale remontant au VIe siècle, impliquant saint Martin de Vertou. Selon cette tradition orale, la cité païenne d’Herbauges, située à l’emplacement actuel du lac de Grand-Lieu, aurait été engloutie par les eaux en 555 après J.-C. en punition de sa débauche. Un couple et leur fils, seuls habitants à avoir accueilli favorablement le saint, furent épargnés mais transformés en pierre pour avoir désobéi à l’interdiction de se retourner vers la cité disparue. Les menhirs symboliseraient ainsi leur métamorphose.

La légende ajoute qu’aux nuits de Noël, les cloches d’Herbauges résonneraient encore sous les eaux du lac. Ce récit illustre l’ancrage du christianisme dans la région, mêlant évangélisation et croyances populaires. Les menhirs, bien que d’origine néolithique, ont ainsi été réinterprétés par les communautés médiévales comme des vestiges d’un châtiment divin, renforçant leur dimension symbolique.

Administrativement, les menhirs sont référencés dans la base Mérimée sous les parcelles A 777 et A 779. Leur protection au titre des monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, tant archéologique que culturelle. Aucune information n’est disponible concernant leur accessibilité actuelle ou leur intégration dans un parcours touristique.

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