Frise chronologique
Néolithique
Construction des menhirs
Construction des menhirs
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'érection des pierres dressées.
1889
Classement du menhir de Coulmier-le-Sec
Classement du menhir de Coulmier-le-Sec
1889 (≈ 1889)
Premier classement comme monument historique.
1923
Classement de deux autres menhirs
Classement de deux autres menhirs
1923 (≈ 1923)
Protection des menhirs de Chambain et Mauvilly.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir situé dans le jardin de la mairie : classement par arrêté du 12 mars 1923
Personnages clés
| Comte d'Ivory - Propriétaire et mécène |
A déplacé le menhir de Châtillon. |
Origine et histoire
Les menhirs du Châtillonnais, situés dans le nord de la Côte-d'Or en Bourgogne, sont des vestiges emblématiques du Néolithique. Bien que la région soit surtout connue pour ses sites celtiques comme Vix ou Vertillum, ces pierres dressées témoignent d'une occupation humaine bien plus ancienne. Trois d'entre eux, dont le menhir du Cheval Gris et celui de la Tête de Chevau, sont classés monuments historiques depuis 1889 et 1923, soulignant leur importance archéologique.
Le menhir du Cheval Gris, mesurant 2,30 mètres, se trouve près du tumulus Bosse-de-Menley à Chambain. Celui de Châtillon, initialement situé dans les bois de Vaupinard, a été déplacé à plusieurs reprises avant d'être restitué à Mauvilly. Enfin, le menhir de la Tête de Chevau, aussi appelé la Grande Borne, marque la route entre Coulmier-le-Sec et Villaines-en-Duesmois. Ces monuments, souvent associés à des légendes locales, illustrent les pratiques funéraires et symboliques des sociétés néolithiques.
D'autres pierres remarquables, comme la pierre percée de Nod-sur-Seine ou la pierre à cupules de Montliot-et-Courcelles, complètent ce patrimoine mégalithique. Des sites comme les abris sous roche de Balot, où des outils en silex et des ossements d'animaux préhistoriques (mammouths, rhinocéros laineux) ont été découverts, confirment l'occupation ancienne de cette zone. Ces vestiges offrent un éclairage précieux sur la vie quotidienne et les croyances des populations du Néolithique en Bourgogne.
La région du Châtillonnais conserve également des traces d'autres périodes, comme l'éperon barré de Duesme, où un fossé néolithique côtoie les ruines d'un château féodal. Ce mélange de vestiges, allant de la Préhistoire à l'Antiquité, fait du Châtillonnais un territoire clé pour comprendre l'évolution des sociétés humaines en Bourgogne-Franche-Comté. Les menhirs, en particulier, restent des marqueurs paysagers et historiques majeurs, protégés pour leur valeur patrimoniale.