Frise chronologique
Période révolutionnaire (post-1789)
Modification du sommet
Modification du sommet
Période révolutionnaire (post-1789) (≈ 1789 av. J.-C.)
Remplacement de la fleur de lys.
Années 1740
Mesure du méridien de Paris
Mesure du méridien de Paris
Années 1740 (≈ 1740)
Travaux de Cassini et Lacaille.
1748
Construction de la méridienne
Construction de la méridienne
1748 (≈ 1748)
Érection sous Louis XV par Cassini.
16 septembre 1916
Classement monument historique
Classement monument historique
16 septembre 1916 (≈ 1916)
Protection officielle de l'obélisque.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Obélisque astronomique : classement par arrêté du 28 août 1916
Personnages clés
| César-François Cassini - Astronome et cartographe |
Initiateur du balisage du méridien. |
| Nicolas Louis de Lacaille - Astronome |
Collaborateur de Cassini pour les mesures. |
| Louis XV - Roi de France |
Règne durant la construction. |
Origine et histoire
La méridienne d'Orveau-Bellesauve, aussi appelée obélisque astronomique, est un monument commémoratif érigé dans le village d'Orveau-Bellesauve, dans le département du Loiret (région Centre-Val de Loire). Située sur le tracé du méridien de Paris, elle prend la forme d’un obélisque en pierre de 7 mètres de haut, posé sur un socle parallélépipédique et surmonté d’une sphère terminée par un fer de pique. Ses faces sont orientées selon les quatre points cardinaux, et un médaillon sur la face sud porte l’inscription : « Méridienne de l'Observatoire – Échelle 541 toise 2 pied MDCCXLVIII ». Cet édifice, daté de 1748, fait partie d’un réseau d’une centaine d’obélisques commandités par César-François Cassini pour matérialiser le méridien de Paris, dans le cadre des travaux cartographiques ayant abouti à la célèbre carte de Cassini.
La construction de la méridienne s’inscrit dans une vaste entreprise scientifique menée au XVIIIe siècle par les astronomes français, dont Cassini et Nicolas Louis de Lacaille. Leur objectif était d’affiner la mesure du méridien de Paris, une référence géographique majeure pour l’époque. L’obélisque d’Orveau-Bellesauve, érigé sous le règne de Louis XV, symbolise cette ambition. Pendant la Révolution française, la fleur de lys qui le surmontait initialement fut remplacée par un fer de pique, reflétant les bouleversements politiques de l’époque. Aujourd’hui, il s’agit de l’un des trois seuls obélisques subsistants de ce projet, avec ceux de Manchecourt et de Paris (mire du Nord), témoignant de l’héritage scientifique du siècle des Lumières.
Classé monument historique le 16 septembre 1916, l’obélisque d’Orveau-Bellesauve se distingue par sa localisation précise : au nord-est du village, sur le bas-côté de la route menant à Gollainville. À seulement 4,65 km au sud se trouve la méridienne de Manchecourt, un jalon similaire, soulignant la densité du balisage originel. L’inscription gravée sur le médaillon, mentionnant « 541 toise 2 pied », rappelle les unités de mesure utilisées à l’époque et l’échelle de précision visée par les astronomes. Ce monument, à la fois scientifique et patrimonial, illustre l’alliance entre savoir technique et commémoration historique sous l’Ancien Régime.