Construction du logis 1er quart XVIIe siècle (≈ 1725)
Édification initiale du logis des Pères.
1760
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1760 (≈ 1760)
Ajout de la chapelle adossée au logis.
4e quart XIXe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure 4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Travaux de restauration intérieure du logis.
1997
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1997 (≈ 1997)
Les façades, toitures et l'escalier central sont inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, ainsi que l'escalier central du logis (cad. AM 281) : inscription par arrêté du 14 avril 1997
Personnages clés
Jean Vanderquand
Acquéreur de la métairie en 1803.
Léon Triou
Racheta et réunifia la propriété vers 1895.
Origine et histoire de la Métairie des Pères
La métairie des Pères, ou logis du Haut-Pérat, est située aux Gonds en Charente-Maritime. Le logis a été construit au début du XVIIe siècle. Les sources signalent l'acquisition du domaine par le collège des Jésuites de Saintes (mentionnée tantôt en 1633, tantôt en 1733), qui en fit une maison de vacances et de repos pour les élèves et les professeurs. Le collège, administré à partir de 1763 par les Bénédictins puis par des prêtres séculiers, resta propriétaire jusqu'à la mise en vente comme bien national à la Révolution. En 1803, la métairie fut acquise par Jean Vanderquand (1754-1812) ; à son décès elle fut partagée entre ses quatre enfants. Vers 1895, Léon Triou, dont l'épouse Suzanne Baron était petite-fille de Beaurepaire Vanderquand, racheta les quatre lots et y installa sa famille ; ses descendants, réunis au sein d'un GFA, continuent d'entretenir le logis. D'importantes restaurations furent effectuées à la fin du XIXe siècle, notamment à l'intérieur du logis. Les façades et toitures ainsi que l'escalier central du logis sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 14 avril 1997.
La métairie présente deux cours indépendantes. Au nord se trouve la basse-cour, bordée de communs et d'une maison du métayer de type charentais. La cour d'honneur, au sud, est fermée à l'ouest par un muret ponctué de piliers moulurés ; l'entrée s'ouvre au milieu, entre deux piliers plus monumentaux. Deux ailes basses de communs encadrent la cour et, en fond, se situe le logis. À l'extrémité de l'aile sud, adossée au logis, se trouve la chapelle bâtie vers 1760.
Le logis est un rectangle composé de deux parties latérales en rez-de-chaussée — le billard au sud et la cuisine au nord — et d'une partie centrale qui s'élève sur deux étages carrés plus un demi-niveau de comble. La travée médiane correspond à un pavillon d'escalier qui comporte un étage supplémentaire par rapport au reste du bâtiment. La porte sur cour est ornée de pilastres toscans et couronnée d'un demi-fronton latéral et d'un édicule central à petits pilastres.