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Métairie des Pères aux Gonds aux Gonds en Charente-Maritime

Patrimoine classé
Patrimoine rural
Métairie

Métairie des Pères aux Gonds

    Le Bourg
    17100 Les Gonds
Propriété d'une société privée
Crédit photo : De Jaucourt - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1633
Acquisition par les Jésuites
début XVIIe siècle
Construction du logis
vers 1760
Construction de la chapelle
1793
Vente comme bien national
1803
Achat par Jean Vanderquand
1895
Réunification par Léon Triou
14 avril 1997
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, ainsi que l'escalier central du logis (cad. AM 281) : inscription par arrêté du 14 avril 1997

Personnages clés

Collège des Jésuites de Saintes - Propriétaire et gestionnaire (1633-1793) Transforme le domaine en maison de repos.
Jean Vanderquand (1754-1812) - Acquéreur en 1803 Premier propriétaire post-révolutionnaire.
Léon Triou - Propriétaire à partir de 1895 Rénovateur et réunificateur du domaine.

Origine et histoire

La métairie des Pères, aussi appelée logis du Haut-Pérat, est un domaine situé aux Gonds en Charente-Maritime. Construite au début du XVIIe siècle, elle devient en 1633 une propriété du collège des Jésuites de Saintes, servant de maison de vacances pour les professeurs et élèves. Le domaine est agrandi au XVIIIe siècle avec des adjonctions comme des chais, des pressoirs et une chapelle vers 1760, avant d’être confisqué comme bien national en 1793.

Après la Révolution, le logis est acquis en 1803 par Jean Vanderquand, puis divisé entre ses héritiers. En 1895, Léon Triou, dont l’épouse est une descendante des Vanderquand, rachète et réunifie la propriété. Il entreprend d’importantes restaurations, notamment dans le logis, qui conserve encore aujourd’hui sa structure d’origine : deux cours distinctes (basse-cour au nord et cour d’honneur au sud), un logis central encadré de communs, et une chapelle attitrée.

Le domaine reste dans la même famille depuis 1895, géré par un Groupement Foncier Agricole (GFA) regroupant les descendants de Léon Triou. En 1997, ses façades, toitures et l’escalier central sont inscrits aux monuments historiques. La métairie illustre ainsi l’évolution architecturale et sociale d’un domaine rural, marqué par son passé jésuite et son héritage familial ininterrompu.

Architecturalement, le logis se distingue par son plan rectangulaire, avec une partie centrale à deux étages surmontée d’un comble, et un pavillon d’escalier saillant. La porte d’entrée, ornée de pilastres toscans et de frontons, reflète le style classique du XVIIe siècle. La basse-cour, typique des métairies charentaises, comprend des bâtiments agricoles et une maison de métayer, tandis que la cour d’honneur, fermée par un muret à piliers moulurés, souligne le caractère noble du lieu.

Liens externes