Frise chronologique
1274
Acquisition par les chartreux
Acquisition par les chartreux
1274 (≈ 1274)
Philippe de Bergeresse vend le fief aux moines.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Premiers bâtiments et chapelles attestés.
début XVIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
début XVIe siècle (≈ 1604)
Tourelle, cheminées, et fresques ajoutées.
XVIIe siècle
Extension du logis
Extension du logis
XVIIe siècle (≈ 1750)
Agrandissement vers l’ouest pour le fermier.
1789
Saisie révolutionnaire
Saisie révolutionnaire
1789 (≈ 1789)
Bien national après dissolution des ordres.
14 septembre 1949
Classement MH partiel
Classement MH partiel
14 septembre 1949 (≈ 1949)
Portail et logis protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte d'entrée sur la cour et le bâtiment d'habitation : inscription par arrêté du 14 septembre 1949
Personnages clés
| Philippe de Bergeresse - Ancien propriétaire (1274) |
Vend le fief aux chartreux du Liget. |
| Moines de la Chartreuse du Liget - Propriétaires (1274-1789) |
Exploitent le domaine comme métairie. |
Origine et histoire
La métairie monastique de Bergeresse, située à Azay-sur-Indre en Indre-et-Loire, était une dépendance agricole de la Chartreuse du Liget. Acquise en 1274 par les moines chartreux auprès de Philippe de Bergeresse, elle devint un fief monastique exploité jusqu’à la Révolution. Les premiers bâtiments, attestés au XIVe siècle, furent profondément remaniés aux XVIe et XVIIe siècles, avec l’ajout d’une tourelle hexagonale, d’une chapelle décorée de fresques religieuses, et d’une extension du logis principal.
Le domaine, organisé comme une grange cistercienne, comprenait un mur d’enceinte trapézoïdal, des dépendances agricoles, et une chapelle ornée de peintures murales du XVIe siècle (saint Christophe, Vierge de l’Annonciation). Saisi comme bien national en 1789, le site abritera durant la Seconde Guerre mondiale des passeurs et résistants, son grenier servant de poste d’observation près de la ligne de démarcation. Classée partiellement aux Monuments Historiques en 1949, la métairie reste une propriété privée non ouverte au public.
L’architecture du logis principal, long de 24 mètres, révèle des aménagements rares pour une ferme médiévale : latrines intégrées, galerie en bois extérieure, et contreforts épaulant les murs. La tourelle d’escalier du XVIe siècle, construite en remplacement d’un contrefort, et les fresques de la chapelle – redécouvertes en 1949 – témoignent de l’importance spirituelle et économique du domaine. Les moines y géraient cinq métairies dépendantes, cultivant les terres de la Champeigne tourangelle.
Après la Révolution, le logis fut divisé en deux propriétés en 1825, altérant sa structure d’origine. Les vestiges les plus remarquables – le portail en arc brisé, la tour polygonale, et les fresques – illustrent aujourd’hui l’héritage des chartreux en Touraine. Le site, bien que protégé, conserve une vocation agricole, dans un paysage préservé à 2 km du bourg d’Azay-sur-Indre.