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Mine de Champgontier à Prades en Ardèche

Patrimoine classé Patrimoine minier Mine

Mine de Champgontier à Prades

    Champ Gontier
    07380 Prades
Propriété privée
Crédit photo : Robin Chubret - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1774
Première concession
1856
Incendie
1872
Nouvelle concession
1900
Construction du chevalement
6 août 1963
Noyade de la mine
1965
Fermeture définitive
7 décembre 2010
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La totalité du carreau de mine situé en bordure du Salindre, au lieudit Champgontier, ainsi que les parcelles sur lesquelles il se trouve, soient : les bâtiments d'habitation et le bâtiment de l'ancien bureau pour les façades et toitures ; en totalité, le bâtiment de la forge et de la lampisterie, le chevalement et sa terrasse, le bâtiment de la salle des machines, les élévations restantes de l'atelier et des salles de conditionnement du minerai à l'exception des constructions en béton des années 1950, la terrasse du carreau, sa clôture et les murs de soutènement, le bâtiment de la dynamitière située sur la parcelle C 2 (non incluse dans la protection) et la pile centrale de la passerelle enjambant le Salindre (entre les parcelles A 1263 et A 1264, non incluses dans la protection) , le carreau de mine et son ancienne clôture, les vestiges des installations au sol, le tout et les parcelles A 1522 à 1526 sur lesquelles ces bâtiments se trouvent : inscription par arrêté du 7 décembre 2010

Personnages clés

Mathieu - Ingénieur Contribue au développement technique.
Ernest Gournier - Ingénieur Impliqué dans la conception du site.

Origine et histoire

La mine de Champgontier, située à Prades en Ardèche, est un site minier emblématique des XIXe et XXe siècles. Son activité, centrée sur l’extraction du charbon, s’est développée autour d’un carreau typique dominé par un chevalement en pierre érigé en 1900. Ce chevalement, utilisé jusqu’en 1920, symbolise l’apogée industrielle du site, complété par des bâtiments fonctionnels comme la forge, la lampisterie ou la salle des machines. Le puits Armand, seul encore intact, témoigne de cette organisation technique.

L’histoire de la mine débute officiellement en 1774 avec une première concession, mais c’est après un incendie en 1856 qu’une nouvelle concession est accordée en 1872, relançant l’activité. L’exploitation prend fin brutalement en 1963, lorsque la mine est noyée par une crue du Salyndre, entraînant sa fermeture définitive en 1965. Le site, partiellement inscrit aux monuments historiques depuis le 7 décembre 2010, conserve des vestiges significatifs, dont des murs de soutènement, une passerelle et des ateliers de conditionnement du minerai.

Architecturalement, le carreau de mine s’organise autour d’une terrasse rectangulaire, avec des bâtiments dédiés à l’administration, aux logements (dont celui du propriétaire, aux encadrements de pierre) et aux activités techniques. La dynamitière et les vestiges des années 1950, bien que partiellement exclus de la protection, rappellent les évolutions technologiques du site. Les ingénieurs Mathieu et Gournier ont marqué son développement, illustrant l’importance des compétences locales dans l’exploitation minière ardéchoise.

Aujourd’hui, la mine de Champgontier offre un témoignage rare de l’industrie charbonnière en Auvergne-Rhône-Alpes. Son inscription au titre des monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture industrielle que pour son rôle dans l’histoire économique régionale. Les sources, comme les actes du colloque de Prades (2009) ou les travaux de Georges Naud, documentent son héritage technique et social.

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