Frise chronologique
Ier siècle av. J.-C. - milieu du Ier siècle
Exploitation minière
Exploitation minière
Ier siècle av. J.-C. - milieu du Ier siècle (≈ 50 av. J.-C.)
Période active d'extraction du cuivre.
20 avril 1982
Classement monument historique
Classement monument historique
20 avril 1982 (≈ 1982)
Protection officielle des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Mine antique de cuivre datable de la période gallo-romaine (cad. D 706) : classement par arrêté du 20 avril 1982
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
La mine de cuivre gallo-romaine du Goutil est implantée à proximité du hameau des Atiels, sur la commune de La Bastide-de-Sérou (Ariège, région Occitanie). Elle se distingue par son exploitation datée entre le Ier siècle av. J.-C. et le milieu du Ier siècle de notre ère, sans reprise postérieure. Les vestiges conservent des traces d’extraction par le feu et des outils comme les pointerolles, révélant des méthodes minières antiques adaptées aux poches de barytine cuprifère.
Classée monument historique par arrêté du 20 avril 1982, la mine se caractérise par une entrée principale composée de deux ouvertures d’environ un mètre de hauteur, séparées par un pilier de roche stérile. Le réseau souterrain, accessible sur 25 mètres de longueur pour 30 mètres de largeur, illustre une exploitation sélective des minerais, sans altération des zones stériles. Située dans le massif de l’Arize (Trias), elle fait partie d’un ensemble de 13 anciennes mines de cuivre recensées dans ce secteur.
L’abandon définitif de la mine après le Ier siècle a permis sa conservation exceptionnelle, offrant un témoignage unique des pratiques minières gallo-romaines dans les Pyrénées. Les études archéologiques, comme celles publiées dans Treballs d'Arqueologia (2017), soulignent son rôle dans la compréhension des réseaux économiques et techniques de l’époque. Bien que située sur une propriété privée, son classement en protège les vestiges, interdits à la visite.
Le contexte géologique karstique et la présence de barytine cuprifère expliquent le choix de ce site par les Romains. Les outils et méthodes identifiés (feu, pointerolles) confirment une main-d’œuvre spécialisée, probablement intégrée aux réseaux d’approvisionnement métallurgiques de la Gaule narbonnaise. L’absence de réexploitation ultérieure renforce son intérêt pour les archéologues étudiant la transition entre l’âge du Fer et la romanisation.