Frise chronologique
1628
Découverte du gisement
Découverte du gisement
1628 (≈ 1628)
Par Jean du Chastelet et Martine de Bertereau.
1730
Début de l'exploitation
Début de l'exploitation
1730 (≈ 1730)
Concession accordée à Noël Danycan de l'Épine.
1754-1755
Détour de la Seiche
Détour de la Seiche
1754-1755 (≈ 1755)
Travaux hydrauliques par Pierre-Joseph Laurent.
1844
Relance de l'exploitation
Relance de l'exploitation
1844 (≈ 1844)
Reprise des travaux en profondeur.
2 avril 1904
Fermeture définitive
Fermeture définitive
2 avril 1904 (≈ 1904)
Inondation des galeries et licenciements massifs.
15 novembre 1985
Protection du bâtiment des bureaux
Protection du bâtiment des bureaux
15 novembre 1985 (≈ 1985)
Inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bâtiment des bureaux (cad. 1980 AH 51) : inscription par arrêté du 15 novembre 1985
Personnages clés
| Noël Danycan de l'Épine - Fondateur de la Compagnie des mines |
Obtint la concession en 1730. |
| Jean du Chastelet et Martine de Bertereau - Prospecteurs miniers |
Découvrirent le gisement en 1628. |
| Pierre-Joseph Laurent - Ingénieur hydraulicien |
Détourna la Seiche en 1754-1755. |
| Joseph Paris Duverney - Financier et actionnaire |
Investit dans les travaux en 1754. |
| Abbé Julien Gosselin - Curé local |
Convertit le vestiaire en chapelle (1908). |
Origine et histoire
La mine de plomb de Pont-Péan, située en Bretagne, fut exploitée dès 1730 sous l’impulsion de l’armateur malouin Noël Danycan de l'Épine, fondateur de la Compagnie des mines de Bretagne. L’extraction débuta en surface avant de s’étendre en profondeur, avec des techniques hydrauliques innovantes comme le détour de la rivière Seiche en 1754-1755, décrites dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. La mine connut un essor majeur au XIXe siècle, devenant le premier site national de plomb argentifère, avant de fermer en 1904 à cause d’inondations et de difficultés financières.
La découverte du gisement remonte à 1628 par Jean du Chastelet et Martine de Bertereau, prospecteurs accusés de charlatanisme et emprisonnés. Une concession fut accordée en 1685, mais l’exploitation ne débuta qu’en 1730. Au XVIIIe siècle, la mine employait jusqu’à 1 000 ouvriers et utilisait des machines à vapeur pour pomper l’eau. Après des tentatives de relance au XXe siècle (notamment en 1928, révélées comme une escroquerie), le site fut converti en usine de traitement de résidus miniers et en logements sociaux.
Les vestiges actuels incluent le bâtiment des bureaux (1890, inscrit aux Monuments Historiques), des puits comme ceux des Députés ou du Midi, et une église construite dans un ancien vestiaire des mineurs. La mine a produit environ 270 000 tonnes de galène, 78 000 tonnes de blende, et 200 000 tonnes de métal, principalement du plomb. Son déclin s’explique par des problèmes techniques (inondations) et économiques, marquant la fin d’une époque industrielle majeure en Bretagne.
Le site illustre l’évolution des techniques minières, des méthodes artisanales du XVIIIe siècle aux machines à vapeur du XIXe. Son histoire reflète aussi les enjeux sociaux, avec des conflits entre actionnaires, des grèves, et la construction d’une cité ouvrière jamais utilisée. Aujourd’hui, des associations comme Galène œuvrent pour préserver ce patrimoine, symbole du passé industriel breton.