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Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons en Meurthe-et-Moselle

Patrimoine classé Patrimoine minier Mine

Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons

    88 Rue du Val de Fer
    54230 Neuves-Maisons
Propriété de la commune
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
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Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Mine du Val de Fer de Neuves-Maisons
Crédit photo : Ske - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1869
Découverte du gisement
1872
Création de la société minière
1874
Début de l'exploitation
1900
Unification des concessions
1914
Quartier général militaire
31 décembre 1968
Fermeture définitive
1992
Classement monument historique
2017
Hommage à François Boyette
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ancien bâtiment des accumulateurs (cad. AI 637) : inscription par arrêté du 12 novembre 1992

Personnages clés

Victor De Lespinats - Ingénieur des Mines Découvreur du gisement et fondateur de la société minière.
François Boyette - Spéléologue et expert sécurité Sécurisation des galeries et surveillance du site.
Général de Castelnau - Commandant militaire Installa son QG à la mine en 1914.

Origine et histoire

La Mine du Val-de-Fer, située à Neuves-Maisons en Meurthe-et-Moselle, fut exploitée de 1874 à 1968 pour son minerai de fer, avec des galeries s’étendant sur près de 400 km. Son exploitation débuta sous l’impulsion de Victor De Lespinats, ingénieur de l’École des Mines de Paris, qui identifia le gisement en 1869 avant d’être interrompu par la Guerre de 1870. La Société Métallurgique de la Haute-Moselle, fondée en 1872, lança les premières extractions en 1874, accompagnées de la construction d’une usine sidérurgique à proximité, reliée par un chemin de fer surnommé Le Coucou.

En 1900, quatre concessions minières (Val-de-Fer, Val-Fleurion, Maron-nord et Fond de Monvaux) furent réunies par décret, consolidant l’activité. La mine connut des mouvements sociaux marquants, comme la création d’un syndicat de mineurs en 1890 et d’une société de secours mutuel en 1894. Pendant la Première Guerre mondiale, des femmes et des invalides furent embauchés pour maintenir la production, tandis qu’en 1914, le général de Castelnau y installa son quartier général lors des offensives allemandes vers Nancy.

Après la Seconde Guerre mondiale, la mine modernisa ses infrastructures, mais la concurrence internationale entraîna son déclin dès les années 1960. Malgré des grèves, elle ferma définitivement le 31 décembre 1968. Depuis les années 1990, une association d’anciens mineurs, l’AMO, restaure des galeries pour en faire un musée, ouvert au public lors des Journées du Patrimoine. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1992, inclut un accumulateur à minerai des années 1930, aujourd’hui en réhabilitation.

Le spéléologue François Boyette (1948–2016) joua un rôle clé dans la sécurisation des galeries, conduisant à la création d’une allée à son nom en 2017. Depuis 2018, l’Union spéléologique de l’agglomération nancéienne surveille mensuellement le site, tandis que la commune de Neuves-Maisons, propriétaire, engage des travaux de restauration cofinancés par le département, la région Grand Est et l’Europe. Une galerie de secours de 90 mètres a été creusée, et des accumulateurs souterrains du XIXe siècle ont été redécouverts.

La mine s’inscrit dans un parcours éducatif incluant l’ancien chemin de fer menant à l’usine, jalonné de balises historiques. Ses galeries alimentent encore en eau potable les communes voisines (Maron, Chaligny, Chavigny) via la communauté de communes Moselle et Madon, tandis que des entreprises mécènes soutiennent désormais sa préservation.

Devenir actuel

Depuis les années 1990, une association d'anciens mineurs, l'AMO (Atelier de Mémoire Ouvrière), restaure une partie des galeries afin de les transformer en musée. Le musée reçoit ainsi plus d'un millier de visiteurs lors des Journées du Patrimoine d'un lieu inscrit au titre des monuments historiques en 1992.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site www.minedeneuvesmaisons.org
  • Basse saison : Du 12 novembre à février. Sur rdv. groupe d'au moins huit personnes. D
  • Equipements et Détails

    • Accès handicapé
    • Animaux admis
    • Boissons sur place
    • Boutique souvenir
    • Guide
    • Parking à proximité