Frise chronologique
1869
Découverte du gisement
Découverte du gisement
1869 (≈ 1869)
Recherches de Victor De Lespinats interrompues par la guerre.
1872
Création de la société minière
Création de la société minière
1872 (≈ 1872)
Fondation par De Lespinats et 17 administrateurs.
1874
Début de l'exploitation
Début de l'exploitation
1874 (≈ 1874)
Premières extractions et construction de l’usine.
1900
Unification des concessions
Unification des concessions
1900 (≈ 1900)
Regroupement par décret des quatre sites miniers.
1914
Quartier général militaire
Quartier général militaire
1914 (≈ 1914)
Installation du général de Castelnau pendant la guerre.
31 décembre 1968
Fermeture définitive
Fermeture définitive
31 décembre 1968 (≈ 1968)
Fin de l’activité après 94 ans d’exploitation.
1992
Classement monument historique
Classement monument historique
1992 (≈ 1992)
Inscription de l’accumulateur à minerai.
2017
Hommage à François Boyette
Hommage à François Boyette
2017 (≈ 2017)
Inauguration de l’allée à son nom.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien bâtiment des accumulateurs (cad. AI 637) : inscription par arrêté du 12 novembre 1992
Personnages clés
| Victor De Lespinats - Ingénieur des Mines |
Découvreur du gisement et fondateur de la société minière. |
| François Boyette - Spéléologue et expert sécurité |
Sécurisation des galeries et surveillance du site. |
| Général de Castelnau - Commandant militaire |
Installa son QG à la mine en 1914. |
Origine et histoire
La Mine du Val-de-Fer, située à Neuves-Maisons en Meurthe-et-Moselle, fut exploitée de 1874 à 1968 pour son minerai de fer, avec des galeries s’étendant sur près de 400 km. Son exploitation débuta sous l’impulsion de Victor De Lespinats, ingénieur de l’École des Mines de Paris, qui identifia le gisement en 1869 avant d’être interrompu par la Guerre de 1870. La Société Métallurgique de la Haute-Moselle, fondée en 1872, lança les premières extractions en 1874, accompagnées de la construction d’une usine sidérurgique à proximité, reliée par un chemin de fer surnommé Le Coucou.
En 1900, quatre concessions minières (Val-de-Fer, Val-Fleurion, Maron-nord et Fond de Monvaux) furent réunies par décret, consolidant l’activité. La mine connut des mouvements sociaux marquants, comme la création d’un syndicat de mineurs en 1890 et d’une société de secours mutuel en 1894. Pendant la Première Guerre mondiale, des femmes et des invalides furent embauchés pour maintenir la production, tandis qu’en 1914, le général de Castelnau y installa son quartier général lors des offensives allemandes vers Nancy.
Après la Seconde Guerre mondiale, la mine modernisa ses infrastructures, mais la concurrence internationale entraîna son déclin dès les années 1960. Malgré des grèves, elle ferma définitivement le 31 décembre 1968. Depuis les années 1990, une association d’anciens mineurs, l’AMO, restaure des galeries pour en faire un musée, ouvert au public lors des Journées du Patrimoine. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1992, inclut un accumulateur à minerai des années 1930, aujourd’hui en réhabilitation.
Le spéléologue François Boyette (1948–2016) joua un rôle clé dans la sécurisation des galeries, conduisant à la création d’une allée à son nom en 2017. Depuis 2018, l’Union spéléologique de l’agglomération nancéienne surveille mensuellement le site, tandis que la commune de Neuves-Maisons, propriétaire, engage des travaux de restauration cofinancés par le département, la région Grand Est et l’Europe. Une galerie de secours de 90 mètres a été creusée, et des accumulateurs souterrains du XIXe siècle ont été redécouverts.
La mine s’inscrit dans un parcours éducatif incluant l’ancien chemin de fer menant à l’usine, jalonné de balises historiques. Ses galeries alimentent encore en eau potable les communes voisines (Maron, Chaligny, Chavigny) via la communauté de communes Moselle et Madon, tandis que des entreprises mécènes soutiennent désormais sa préservation.
Devenir actuel
Depuis les années 1990, une association d'anciens mineurs, l'AMO (Atelier de Mémoire Ouvrière), restaure une partie des galeries afin de les transformer en musée. Le musée reçoit ainsi plus d'un millier de visiteurs lors des Journées du Patrimoine d'un lieu inscrit au titre des monuments historiques en 1992.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site www.minedeneuvesmaisons.org
Basse saison : Du 12 novembre à février. Sur rdv. groupe d'au moins huit personnes. D
Equipements et Détails
- Accès handicapé
- Animaux admis
- Boissons sur place
- Boutique souvenir
- Guide
- Parking à proximité