Concession minière 1874 (≈ 1874)
La mine du Val de Fer est concédée.
1875
Début exploitation
Début exploitation 1875 (≈ 1875)
Ouverture de la mine pour alimenter les hauts fourneaux.
1929
Construction accumulateur
Construction accumulateur 1929 (≈ 1929)
L'entreprise Zublin construit l'accumulateur de minerai.
Fin des années 1960
Fermeture de la mine
Fermeture de la mine Fin des années 1960 (≈ 1960)
Cessation de l'activité minière.
1992
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1992 (≈ 1992)
Le bâtiment des accumulateurs est inscrit.
2009
Début restauration
Début restauration 2009 (≈ 2009)
La commune entame des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien bâtiment des accumulateurs (cad. AI 637) : inscription par arrêté du 12 novembre 1992
Origine et histoire de la Mine du Val de Fer
L'ancien bâtiment des accumulateurs rassemble la recette du jour et l'accumulateur de minerai ; il est le seul édifice subsistant sur le carreau de la Mine du Val-de-Fer, à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle). La mine fut concédée en 1874 et ouverte à l'exploitation en 1875 pour alimenter les hauts fourneaux de Neuves-Maisons ; son activité a cessé à la fin des années 1960. L'accumulateur, construit par l'entreprise Zublin en 1929, comprend seize silos disposés en deux rangées de huit. Chaque silo est équipé d'une trémie comportant cinq trappes à ouverture réglable. Une passerelle courbe amenait les berlines jusqu'à la recette, où elles culbutaient le minerai dans les silos. Le bâtiment est inscrit au titre des monuments historiques en 1992 et fait l'objet d'une réhabilitation, visible aujourd'hui sur le site. Les galeries de la mine, partiellement restaurées depuis les années 1990 par l'Atelier de Mémoire Ouvrière, accueillent le musée de la Mine de Neuves-Maisons. Depuis 2009, la commune de Neuves-Maisons, propriétaire du site, mène d'importants travaux de restauration et soutient la création de l'Agence du patrimoine et de la culture des industries néodomiennes, avec des cofinancements départementaux, régionaux et européens. Dans le cadre de ces travaux, une galerie de secours d'environ 90 mètres a été creusée et des accumulateurs souterrains du XIXe siècle ont été mis au jour. La voie historique reliant la mine à l'usine est aménagée en parcours didactique jalonné d'informations retraçant l'histoire et les paysages de l'exploitation. Les ressources en eau issues des galeries, émergentes au fond de Monvaux, alimentent en partie la communauté de communes Moselle et Madon ; la surveillance régulière des galeries est assurée par l'Union spéléologique de l'agglomération nancéienne en lien avec la CCMM. Le site fait l'objet d'actions de sécurisation et de valorisation conduites par des associations d'anciens mineurs, des collectivités et des partenaires techniques.
Devenir actuel
Depuis les années 1990, une association d'anciens mineurs, l'AMO (Atelier de Mémoire Ouvrière), restaure une partie des galeries afin de les transformer en musée. Le musée reçoit ainsi plus d'un millier de visiteurs lors des Journées du Patrimoine d'un lieu inscrit au titre des monuments historiques en 1992.