Frise chronologique
1911-1913
Fonçage du puits
Fonçage du puits
1911-1913 (≈ 1912)
Creusement par le consortium allemand Wintershall-Laupenmühlen.
1919
Récupération par les MDPA
Récupération par les MDPA
1919 (≈ 1919)
Transfert aux Mines de Potasse d’Alsace.
1920
Construction centrale électrique
Construction centrale électrique
1920 (≈ 1920)
Modernisation des infrastructures par les MDPA.
1925-1929
Construction ateliers spécialisés
Construction ateliers spécialisés
1925-1929 (≈ 1927)
Extension des bâtiments techniques au sud.
1958
Construction du chevalement
Construction du chevalement
1958 (≈ 1958)
Structure métallique de 65 mètres.
1995
Inscription chevalement
Inscription chevalement
1995 (≈ 1995)
Protection au titre des monuments historiques.
2005
Inscription remise à incendie
Inscription remise à incendie
2005 (≈ 2005)
Protection du bâtiment en brique rouge.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour d'extraction (y compris le bâtiment de la recette) et bâtiment des machines d'extraction (avec ses équipements) du chevalement du puits de mine (cad. 29 76) : inscription par arrêté du 17 août 1995
Personnages clés
| Consortium Wintershall-Laupenmühlen - Commanditaire initial |
Entreprise allemande à l’origine du fonçage. |
| MDPA (Mines de Potasse d’Alsace) - Exploitant post-1919 |
Modernisation et gestion du site minier. |
| Ruelle Y. - Architecte |
Concepteur du chevalement de 1958. |
Origine et histoire
Le puits Théodore, situé à Wittenheim dans le Haut-Rhin, est un vestige majeur de l’industrie minière potassique alsacienne. Son fonçage débute en 1911 sous l’impulsion du consortium allemand Wintershall-Laupenmühlen, s’achevant en 1913. Après la Première Guerre mondiale, les Mines de Potasse d’Alsace (MDPA) en prennent le contrôle en 1919, modernisant les infrastructures avec une centrale électrique (1920), des bureaux, un garage, et des ateliers spécialisés entre 1925 et 1929. Le site illustre l’évolution technique des mines, passant de bâtiments en bois ou brique avant 1945 à des structures en béton et charpentes métalliques.
Le chevalement métallique, construit en 1958 par l’architecte Ruelle Y., culmine à 65 mètres et incarne l’apogée technologique du site. Inscrit aux monuments historiques en 1995, il est rejoint en 2005 par la remise à incendie, petit bâtiment en brique rouge typique des années 1920, conçu pour abriter le matériel de lutte contre les feux souterrains. Ce modèle standardisé, présent aussi aux puits Amélie 1 et Joseph-Else, témoigne des normes de sécurité de l’époque. Désaffecté après la fermeture du puits, le site abrite aujourd’hui un mémorial aux victimes des accidents miniers.
L’architecture du puits Théodore reflète les influences successives allemande et française, avec des matériaux variés (bois, brique, béton) selon les périodes. La centrale électrique de 1920 et les ateliers des années 1925-1929 marquent l’adaptation du site aux besoins croissants de l’exploitation potassique. Le lanternon en bois de la remise à incendie, servant au séchage des tuyaux, rappelle les techniques artisanales coexistant avec les innovations industrielles. Le mémorial rappelle quant à lui le coût humain de cette activité, essentielle à l’économie locale jusqu’au milieu du XXe siècle.