Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
3 juillet 1860
Début des travaux de la fosse n°2
Début des travaux de la fosse n°2
3 juillet 1860 (≈ 1860)
Foncement du puits à Oignies.
1863
Mise en service de la fosse
Mise en service de la fosse
1863 (≈ 1863)
Début de l’extraction du charbon.
1937
Décision de concentration
Décision de concentration
1937 (≈ 1937)
Transformation en siège centralisé.
1946
Nationalisation des mines
Nationalisation des mines
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe d’Oignies.
1947-1950
Modernisation du site
Modernisation du site
1947-1950 (≈ 1949)
Installation chevalement et machine à vapeur.
1976
Fin de l’extraction
Fin de l’extraction
1976 (≈ 1976)
Arrêt définitif de la production.
1977
Remblayage du puits
Remblayage du puits
1977 (≈ 1977)
Profondeur finale : 505 mètres.
2009
Classement monumental
Classement monumental
2009 (≈ 2009)
Protection machine et mine-image.
30 juin 2012
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 109 sites miniers.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La mine-image en totalité, avec l'ensemble de ses galeries souterraines et extérieures et avec ses dispositifs techniques servant à la formation des mineurs, située sous le terril 115 A et aux abords, avec entrée par la rue Emile-Zola à Oignies (cad. Libercourt AK 234, 240 ; Oignies AD 365) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009
Personnages clés
| Henri Charvet - Administrateur de la Compagnie |
Fosse nommée en son honneur. |
Origine et histoire
La fosse n°2 dite Henri Charvet, exploitée par la Compagnie des mines d'Ostricourt, fut creusée à partir du 3 juillet 1860 à Oignies et mise en service en 1863. Initialement conçue avec un cuvelage en bois, elle fut renforcée par une chemise en fonte en 1870 pour limiter les fuites d’eau. Après sa destruction pendant la Première Guerre mondiale, elle devint un siège de concentration en 1937, avec un élargissement du puits à 5,30 mètres. La modernisation, ralentie par la Seconde Guerre mondiale, s’acheva en 1950, faisant de ce site l’un des plus avancés du bassin minier.
Nationalisée en 1946, la fosse intégra le Groupe d’Oignies et fut équipée d’une machine à vapeur, la plus puissante de France, ainsi que d’un chevalement moderne de 55 mètres en 1948. L’extraction cessa en 1976, suivie du remblayage du puits (505 mètres de profondeur) en 1977. Le chevalement fut détruit en 1980, mais la mine-image, galerie pédagogique créée en 1945 sous le terril n°115A, fut préservée. Elle permet la formation des mineurs et la découverte des techniques d’extraction.
Classée aux monuments historiques en 2009 (machine d’extraction et mine-image), la fosse n°2 et ses terrils (n°115, 115A) furent inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, aux côtés des cités minières voisines (Faisanderie, Forêt) et de l’église Saint-Henri. Ces éléments témoignent de l’architecture sociale et industrielle du bassin minier, ainsi que de son impact sur le paysage et les communautés locales. Les terrils, partiellement exploités ou boisés, et les bâtiments restants (salle des machines, bains-douches) rappellent l’âge d’or et le déclin de l’ère charbonnière.
Le terril n°115A, situé à Libercourt, abrite la mine-image sous une couverture végétale, tandis que le terril n°115 (téléphérique) fut alimenté par un système de transport des déchets dès 1948. Le terril cavalier n°247, reliant la fosse à l’autoroute A1, a disparu après exploitation. Les cités minières, construites entre les années 1940 et 1950, illustrent l’urbanisme fonctionnel de l’après-guerre, avec écoles et églises intégrées au patrimoine UNESCO.
Aujourd’hui, le site combine mémoire industrielle et pédagogie. La mine-image, accessible par la rue Émile-Zola à Oignies, offre un parcours souterrain reconstitué, tandis que les vestiges du carreau de fosse (bâtiment des transformateurs, garage) rappellent les innovations techniques de l’époque. Les inspections annuelles du BRGM et la matérialisation de la tête de puits par Charbonnages de France assurent la préservation de ce patrimoine emblématique du Nord-Pas-de-Calais.