Prospection initiale 1839 (≈ 1839)
Début des prospections minières à Saint-Priest.
1855
Concession officielle
Concession officielle 1855 (≈ 1855)
Attribution à la compagnie Loire et Ardèche.
1913
Fermeture définitive
Fermeture définitive 1913 (≈ 1913)
Arrêt de l'activité minière sur le site.
17 juillet 1995
Inscription MH
Inscription MH 17 juillet 1995 (≈ 1995)
Protection des puits n° 2 et n° 9.
12 septembre 2025
Extension protection
Extension protection 12 septembre 2025 (≈ 2025)
Inscription des équipements techniques du puits n° 9.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Puits numéros 2 et 9 (cad. D 87, 65) : inscription par arrêté du 17 juillet 1995
Personnages clés
Élie Reynier - Historien local
A étudié la concession des mines.
Origine et histoire des Mines de fer
Les mines de fer de Saint-Priest, situées dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, constituent un site industriel emblématique de la 2e moitié du XIXe siècle. Prospectées dès 1839, elles furent officiellement concédées en 1855 à la compagnie Loire et Ardèche, marquant le début d'une exploitation intensive qui dura jusqu'en 1913. Le site se distingue par ses infrastructures techniques, notamment le puits n° 9, profond de 100 mètres, équipé d'une machine d'extraction de 35 chevaux-vapeur et d'un chevalement en maçonnerie.
Les vestiges des mines, dont les puits n° 2 et n° 9, ont été inscrits aux monuments historiques en 1995, avec une extension de protection en 2025 pour les équipements techniques du puits n° 9. Ces installations, aujourd'hui en ruines, illustrent les méthodes d'extraction minière de l'époque. Le puits n° 2, de structure similaire, présente un bâtiment en rez-de-chaussée construit en moellons, avec des baies en plein cintre soulignées par des chaînages de brique. Ces éléments architecturaux reflètent les techniques de construction industrielles du XIXe siècle.
L'histoire des mines de Saint-Priest est marquée par des conflits pour l'obtention de la concession, comme en témoigne l'étude d'Élie Reynier sur la bataille juridique entre 1843 et 1849. Ce site, aujourd'hui fermé, offre un aperçu des conditions de travail et des enjeux économiques liés à l'extraction du fer en Ardèche. Les bâtiments, bien que partiellement en ruines, restent des témoins matériels de cette période industrielle, aujourd'hui protégés pour leur valeur patrimoniale.