Création du contrôleur général des finances 1661 (≈ 1661)
Fonction sous l’Ancien Régime précurseur du ministère.
1791
Scission des Finances en deux administrations
Scission des Finances en deux administrations 1791 (≈ 1791)
Contributions publiques et Trésorerie nationale séparées.
1824
Installation à l’hôtel des Finances du Mont-Thabor
Installation à l’hôtel des Finances du Mont-Thabor 1824 (≈ 1824)
Siège unifié par Joseph de Villèle, détruit en 1871.
1871
Transfert dans l’aile Richelieu du Louvre
Transfert dans l’aile Richelieu du Louvre 1871 (≈ 1871)
Après incendie pendant la Commune de Paris.
1988–1989
Déménagement à Bercy
Déménagement à Bercy 1988–1989 (≈ 1989)
Inauguration du site actuel, conçu pour le *Grand Louvre*.
2025
Nomination de Roland Lescure
Nomination de Roland Lescure 2025 (≈ 2025)
Ministre dans le gouvernement Lecornu.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Joseph de Villèle - Ministre des Finances (1824)
Unifia les services au Mont-Thabor.
Valéry Giscard d’Estaing - Ancien ministre de l’Économie
Occupa un bureau au Louvre (années 1970).
François Mitterrand - Président de la République
Lança le transfert à Bercy pour le *Grand Louvre*.
Paul Chemetov et Borja Huidobro - Architectes
Conçurent les bâtiments *Colbert*, *Vauban*, *Necker*.
Roland Lescure - Ministre depuis 2025
Titulaire actuel dans le gouvernement Lecornu.
Origine et histoire
Le ministère de l’Économie et des Finances, souvent appelé « Bercy » depuis son installation en 1988 dans le quartier éponyme, est chargé de la politique économique et de la gestion des finances publiques en France. Ses origines remontent à l’Ancien Régime avec des fonctions comme le surintendant des finances ou le contrôleur général des finances (à partir de 1661). Après la Révolution, les Finances furent divisées en deux administrations distinctes en 1791, avant d’être progressivement réunifiées sous des appellations variables, intégrant au fil des siècles des compétences en budget, économie nationale, et industrie.
Avant 1989, les services centraux du ministère étaient dispersés, notamment dans l’aile Richelieu du Louvre depuis 1871, après l’incendie de l’hôtel des Finances du Mont-Thabor lors de la Commune de Paris. Le transfert à Bercy fut décidé dans le cadre des travaux du Grand Louvre sous François Mitterrand. Le site actuel, conçu par les architectes Paul Chemetov, Borja Huidobro, Louis Arretche et Roman Karasinski, occupe 260 000 m2 répartis en cinq bâtiments principaux (Colbert, Vauban, Necker, Turgot, Sully). Deux pavillons historiques du XIXe siècle, anciens magasins de fourrages militaires, sont classés monuments historiques depuis 1962.
Le ministère regroupe des directions clés comme la DGFiP (fiscalité), la DG Trésor, ou l’Insee, ainsi que des entités spécialisées (Douanes, DGCCRF, APE). Son organisation reflète l’évolution des priorités étatiques, avec des ministères délégués pour l’industrie, le numérique, ou le commerce extérieur selon les gouvernements. Le site abrite aussi des œuvres d’art contemporaines (1 % artistique) et un système de transport interne de courrier, Télédoc, reliant 120 points sur 9 km de rails.
La fonction ministérielle a connu des variations notables : séparation entre Budget et Finances (ex. : gouvernements Fillon, 2007–2012), intégration de l’Industrie (depuis 1997, sauf exceptions), ou rattachement temporaire de l’Emploi (2007–2010). Les décrets d’attribution, régulièrement mis à jour, définissent un périmètre large, incluant fiscalité, innovation, tourisme, et lutte anti-fraude. Depuis 2025, Roland Lescure en est le titulaire dans le gouvernement Lecornu.
Le ministère est classé parmi les ministères régaliens, aux côtés de l’Intérieur, de la Justice, des Armées, et des Affaires étrangères. Son histoire architecturale et administrative illustre les réformes de l’État, depuis les hôtels particuliers du XVIIIe siècle jusqu’à l’urbanisme moderne du XXe siècle. Les visites du site, possibles sur réservation ou lors des Journées du patrimoine, permettent de découvrir son patrimoine artistique et ses infrastructures uniques, comme l’hélistation désaffectée du toit Colbert ou les vestiges du mur des Fermiers généraux.