Minoterie Lambotte à Aumale en Seine-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine rural Moulin

Minoterie Lambotte à Aumale

  • 2 Rue Saint-Lazare
  • 76390 Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
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Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Minoterie Lambotte à Aumale
Crédit photo : Markus3 (Marc ROUSSEL) - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1817
Transfert du collège
1848
Destruction du moulin
1898
Incendie et reconstruction
1901
Modernisation de l'usine
1904
Nouvelle turbine installée
1952
Changement de propriété
1972
Fermeture de la minoterie
4 octobre 2004
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des bâtiments, chacun en sa totalité, à savoir : le bâtiment d'exploitation et son annexe, les mécanismes hydrauliques, y compris le bâtiment de la roue, et le portail d'entrée (cad. AS 172, 173 et sur le cours de la Bresle, domaine public, non cadastré) : classement par arrêté du 4 octobre 2004

Personnages clés

Jacques Gallemand Fondateur du collège en 1595.
Jean Balagairie Industriel parisien ayant acheté le site en 1868.
M. Giraud Acheteur de l'usine en faillite en 1897.
M. Dubourguet Exploitant de l'usine comme moulin à blé après 1897.
Lyonnel François Associé d'Henri Lambotte dans la société Lambotte et Cie.
Henri Lambotte Cofondateur de la société Lambotte et Cie en 1902.
René Lambotte Fils d'Henri Lambotte, exploitant de la minoterie jusqu'en 1972.
Jean Lambotte Fils d'Henri Lambotte, spécialisé dans la production d'aliments pour bétail.

Origine et histoire de la Minoterie Lambotte

Ancienne minoterie Lambotte, Aumale (Seine‑Maritime).

Le site occupe l'emplacement des moulins du Roy, parfois appelés moulins jumeaux en raison de leurs deux roues, et a accueilli un collège fondé en 1595 par Jacques Gallemand. En 1817 le collège est transféré dans l'ancien couvent des pénitents et, après la destruction du moulin du Roy en 1848, un moulin est reconstruit vers 1850 puis transformé en minoterie à meules. En 1868 Jean Balagairie et la société Cuvelier et Cie, industriels parisiens, achètent le site et demandent l'autorisation d'utiliser la chute d'eau pour établir un laminoir. En 1897 l'usine est mise en faillite puis rachetée par M. Giraud, qui la donne à bail à M. Dubourguet pour l'exploitation comme moulin à blé. En 1898 un incendie détruit le bâtiment et tout le matériel, dont quatre paires de meules; Dubourguet fait alors construire la minoterie actuelle. En 1901 il modernise l'établissement en installant une turbine secondée par un moteur de bateau quatre cylindres fonctionnant à l'huile lourde. En août 1902 Lyonnel François et Henri Lambotte rachètent l'usine et créent la société en commandite simple Lambotte et Cie, au capital de 200 000 francs; en juillet 1904 une nouvelle turbine de 16 à 20 chevaux est installée. En septembre 1910 François et Lambotte transforment l'entreprise en société en nom collectif sous la même raison sociale; le moulin atteint alors une capacité d'écrasement de 200 quintaux de blé par jour et emploie sept ouvriers. À l'issue d'une procédure d'achat de six ans, René et Jean Lambotte, fils d'Henri décédé en 1936, deviennent propriétaires en 1952; René poursuit l'exploitation de la minoterie tandis que Jean se spécialise dans la production d'aliments pour bétail. À cette époque un atelier en béton armé est construit en fond de cour, à l'emplacement des anciennes écuries, au titre des dommages de guerre, pour développer la filiale d'alimentation pour bétail. L'établissement fonctionne jusqu'en 1970; d'autres éléments indiquent que l'activité cesse en 1972, lorsque René Lambotte cède son contingent de mouture, soit 50 510 quintaux, aux moulins de Chars (Val‑d'Oise). Depuis, l'usine est désaffectée et restée en l'état; elle conserve l'intégralité du bâtiment en brique à armature métallique sur quatre niveaux avec ses divisions, ainsi que l'ensemble des machines (une trentaine), les aménagements (colonnes à godets, trémies, silos) et les accessoires, outillage et petit mobilier. Les machines sont encore présentes et en parfait état de marche. L'édifice, édifié en 1898, est classé au titre des monuments historiques le 4 octobre 2004. Il est situé à Aumale, 2 ou 12 rue Saint‑Lazare, sur la Bresle.

Liens externes