Frise chronologique
1868
Construction de la demeure
Construction de la demeure
1868 (≈ 1868)
Résidence familiale de Félix Dehau.
1945
Installation des dominicaines
Installation des dominicaines
1945 (≈ 1945)
Mise à disposition par la Fondation Félix Dehau.
1957-1959
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1957-1959 (≈ 1958)
Dirigée par Joseph Philippe.
2003
Arrivée du Chemin Neuf
Arrivée du Chemin Neuf
2003 (≈ 2003)
Transformation en maison d’accueil.
6 janvier 2005
Incendie du monastère
Incendie du monastère
6 janvier 2005 (≈ 2005)
Dégâts majeurs, tableau sauvé.
2016
Restauration et réouverture
Restauration et réouverture
2016 (≈ 2016)
Capacité de 70 personnes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Félix Dehau (1846-1934) - Propriétaire et maire de Bouvines |
Fonda la résidence familiale. |
| Louise Dehau (1881-1948) - Fille de Félix Dehau |
Promit la demeure aux religieuses. |
| Pierre Dehau (1870-1956) - Dominicain, fils de Félix |
Entré dans les ordres. |
| Thomas Philippe (1905-1993) - Père dominicain, cofondateur de l'Arche |
Séjourna souvent au monastère. |
| Marie-Dominique Philippe (1912-2006) - Fondateur de la Communauté Saint-Jean |
Petit-fils de Félix Dehau. |
| Gérard Defois - Archevêque de Lille (en 2003) |
Confia le monastère au Chemin Neuf. |
Origine et histoire
Le monastère de Bouvines est une construction datée de 1868, initialement édifiée comme résidence familiale pour Félix Dehau (1846-1934), maire de Bouvines et père d’une nombreuse progéniture marquée par des vocations religieuses. Deux de ses enfants, Pierre Dehau et Claire Dehau, entrent dans les ordres, tandis que 14 de ses 53 petits-enfants embrassent également une vie religieuse. La demeure accueille régulièrement des membres de la famille, dont les futurs pères dominicains Thomas Philippe et Marie-Dominique Philippe, notamment pendant la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la propriété est réquisitionnée par les forces allemandes, contraignant Louise Dehau (1881-1948), fille de Félix, à quitter les lieux. Elle fait alors le vœu de dédier la bâtisse à une communauté religieuse si Bouvines est épargnée. En 1945, la Fondation Félix Dehau honore cette promesse en y installant des sœurs dominicaines. Entre 1957 et 1959, Joseph Philippe, neveu de Louise, supervise la construction de la chapelle du monastère.
En 2003, après le départ des dominicaines, l’archevêque de Lille, Gérard Defois, confie le monastère à la Communauté du Chemin Neuf pour en faire une maison d’accueil. Un incendie ravage le site en 2005, détruisant une partie des bâtiments mais épargnant un tableau de Jacob van Oost le Jeune, La Visitation (1687), ensuite vendu. Les travaux de restauration permis par les assurances modernisent le monastère, qui accueille dès 2016 des fidèles en retraite spirituelle ainsi que des membres de la communauté, dont des couples consacrés et des religieux.
Aujourd’hui, le monastère de Bouvines, d’une capacité de 70 personnes, reste un lieu de vie spirituelle et d’accueil, marqué par son histoire familiale et religieuse. Son architecture du XIXe siècle et son rôle dans l’héritage catholique local en font un site patrimonial notable des Hauts-de-France.