Frise chronologique
11 juillet 1594
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
11 juillet 1594 (≈ 1594)
Fondation de l’église par Urbain de Laval Boisdauphin
1638
Intervention des Corbineau
Intervention des Corbineau
1638 (≈ 1638)
Travaux possibles sur le portail actuel
XVIIIe siècle
Ruine du monastère
Ruine du monastère
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Destruction pendant la Révolution française
9 janvier 1926
Classement de la porte
Classement de la porte
9 janvier 1926 (≈ 1926)
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Urbain de Laval Boisdauphin - Fondateur |
Pose la première pierre en 1594 |
| Famille Corbineau - Artisans présumés |
Auraient construit le portail en 1638 |
Origine et histoire
Le monastère de Buron était un couvent de religieuses franciscaines fondé au XVIe siècle à Azé, dans l’actuelle région Pays de la Loire. Il fonctionna jusqu’au XVIIIe siècle, avant d’être ruiné pendant la Révolution française. Aujourd’hui, seuls subsistent la chapelle, un retable en tuffeau et marbre datant du XVIIe siècle, ainsi qu’une porte monumentale du XVIe siècle, classée monument historique.
L’histoire du monastère débute officiellement le 11 juillet 1594, lorsque Urbain de Laval Boisdauphin pose la première pierre de l’église. Ce geste marque le point de départ d’une communauté religieuse active pendant près de deux siècles. Les traces architecturales encore visibles, comme le portail, pourraient être attribuées à la famille Corbineau, sollicitée en 1638 pour des travaux.
La reconnaissance patrimoniale intervient tardivement : le 9 janvier 1926, la porte de l’ancienne chapelle est inscrite au titre des monuments historiques. Ce classement souligne l’importance historique et artistique des vestiges, malgré la disparition quasi totale du monastère. Les éléments conservés, comme le retable, témoignent de l’art religieux local et de l’influence franciscaine dans la région.
Le monastère de Buron s’inscrit dans un réseau de fondations religieuses typiques de l’Ancien Régime, où les ordres mendiants comme les Franciscains jouaient un rôle social et spirituel majeur. Sa destruction pendant la Révolution illustre les bouleversements politiques et religieux de cette période, tandis que ses ruines rappellent l’héritage monastique de la Mayenne.